Je vais vous parler aujourd’hui de la différence, selon moi, entre la dépendance affective et ce que j’appellerai une des blessures de l’égo : L’abandon affectif ou l’égo serait dé- dimensionné (surdimensionné ou sous-dimensionné).

 

1- La dépendance affective


 

Selon l’article paru dans le Figaro avec le psychiatre Christophe Versaevel et le professeur en psychiatrie Quentin Debray.

La dépendance affective «n’apparaît dans aucune classification médicale sérieuse», souligne Christophe Versaevel, psychiatre dans un Établissement public de santé mentale à Lille Métropole…

«Ils sont dépendants à tous les points de vue. Ils adhèrent aux idées et aux comportements des personnes qu’ils fréquentent»
Quentin Debray, professeur de psychiatrie

«Cela n’a rien à voir avec le fait de mal vivre une rupture amoureuse»
Marlène Fouchey , psychologue.

Environ 2% de la population française serait concernée, tant les hommes que les femmes, selon Marlène Fouchey, psychologue spécialisée en thérapies cognitivo-comportementales à Lyon.

 

Quelques signes pour nous informer d’une potentielle dépendance affective

 

  • Avoir du mal à prendre des décisions seul(e),
  • Adhérer aux idées des autres afin de se sentir intégré(e), accepté(e)…
  • Besoin que les choix pris soient validés ou cautionnés par une source externe,
  • Besoin d’avoir des nouvelles, d’en donner, de manière compulsive…

 

La dépendance affective affecte de nombreux domaines

 

  • Affectif : « Est ce que tu m’aimes ? »,
  • Financier : Avoir toujours besoin d’un « coup de pouce »,
  • Professionnel/amical : Se rendre responsable de ce qui ne va pas,
  • Amical, familial, professionnel, amoureux : Se sentir obligé de satisfaire les demandes ou besoins d’autrui, peur de perdre,
  • Troubles du comportement alimentaire (boulimie, hyperphagie…)

 

Des pistes de travail pour aider à sortir de la dépendance affective

 

  • Apprendre à exprimer son point de vue : Pour se libérer de la dépendance affective, nous travaillerons sur l’estime de soi, sur les croyances limitantes…

 

  • En valorisant nos ressources internes (en travaillant sur la confiance en nous, nos succès et nos réussites, nos différents dons et nos passions…),

 

  • Libérer notre créativité, notre imagination. « Élargir » notre champ de vision,

 

  • Faire la différence entre un ressenti et la réalité, notamment dans la « lecture de pensées » de l’autre ou des autres…

 

2 – La blessure de l’égo

 

Bien souvent dans le refus de mettre fin ou de laisser se terminer une relation nous sommes face à notre égo. On subit ses états d’âme. Qu’il s’agisse d’un égo sur-dimensionné ou sous-dimensionné.

 

Égo sur-dimensionné

Des exemples du style :

  • « Il/elle ne peut pas me faire ça… »,
  • « Après tout ce que j’ai fait pour elle/lui… »
  • « Comment peut-elle/il me laisser tomber ? (je suis tellement parfait(e), indispensable…)

 

Égo sous-dimensionné 

 

  •  » C’est de ma faute, je vais changer… »,
  •  » Qu’est ce que j’ai bien pu faire de mal ? « ,
  • « Je  n’étais pas assez, ceci ou cela, c’est normal … »

 

Des pistes de travail pour s’en sortir

 

  • Nous allons construire un nouveau présent en recadrant l’événement (son intensité, son importance, sa position), en apprenant à dissocier l’émotion négative ressentie de l’évènement lui-même,

 

  • En valorisant nos ressources internes (nous apprécier pour ce que nous sommes et non pas pour ce que nous montrons, en travaillant sur l’estime de nous, la confiance en nous…),

 

  • Nous appuyer sur nos ressources externes (notre famille, nos amis, nos passions…),

 

  • Travaillons sur nos croyances limitantes :

 

    • Il s’agit de son avis ?, il ne me définit en rien ( S’agit-il de sa colère ? Ça lui appartient !),
    • Culpabilité ? (je n’ai pas réussi à la/le garder, à le passionner, je suis NULLE !)…
    • Peurs mentales de ne JAMAIS retrouver une personne qui nous « aimera », même un peu ?…

 

  • Posons nos valeurs, estimons notre propre valeur,

 

  • Grâce à un travail approfondi, nous ferons émerger toutes les ressources qui nous permettront de re-valoriser l’estime de nous…

 

Conclusion pour se libérer de la dépendance affective ou de la blessure de l’égo

 

Qu’il s’agisse de dépendance affective réelle ou de blessure de l’égo vous pouvez voir que des solutions existent. Votre changement est possible, vous détacher est réalisable.

Mettez un terme à votre souffrance.

 

Agissez, libérez-vous !

 

 

 

 

 


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Articles externes : Le figaro : Article  Psychologie… : Article 

Images : coachseduction,PNGtree

 

 

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