Le détachement, « se détacher » afin de mieux accueillir…

Si vous lisez cet article, c’est que vous voulez absolument changer quelque chose dans votre vie pour vous sentir bien. Vous avez dépasser le cap de l’hésitation, vous cherchez des solutions. 


 

Je vous ai déjà dit que vous étiez votre propre baguette magique, que lorsqu’une situation, un évènement vous dérangeaient, vous aviez vous et vous seul la possibilité de le faire changer.

Qu’il était inutile de vouloir que les évènements, les situations, les gens, les pensées, changent d’eux mêmes ou bien que vous réussissiez à les faire changer, pour que cela se produise.

Vous n’avez aucun pouvoir sur les autres, mais vous en avez un immense sur vous !

Alors, aujourd’hui, comment réussir à se détacher des liens, des pensées toxiques, de la compulsion, de « l’obsession de… » faire de l’argent, faire bien, faire plaisir… ?  et des obligations.

 

En commençant par s’enlever des tâches : Des obligations, insupportables.

Mais aussi en enlevant « les tâches » de souffrances de notre présence, de notre « mauvaise conscience »…

 

Tout ceci en vivant dans notre société de consommation, de capitalisation, de responsabilisation ? Ici et maintenant ? Utopie ?

Certains peuvent penser que le « détachement » est réservé à des « beatniks soixanthuitard ».  Baba cool, « peace and love »…

Il n’en est rien.

Bien que le désir de se « trouver », de se faire du bien, de lâcher prise, vienne souvent avec l’âge, avec la fin des responsabilités familiales, d’éducation…

Une prise de conscience sur « l’essentiel », sur « l’important » émerge aussi des générations plus jeunes.

Alors, même si l’envie est là, (ou le ras le bol !), le passage à l’action est généralement reporté.  « Pas le moment, pas les moyens, pas le courage, pas….« 

Je pense alors, que l’élément déclencheur attendu inconsciemment est extérieur. Que l’acceptation, le changement ont lieu lorsque nous sommes réellement au pied du mur. 

Jusque là nous obéissons encore et toujours à notre mental, à nos croyances limitantes. Nous sommes « prisonniers ».

 

 

Le changement pour le détachement

 

Certaines personnes ont la possibilité « naturelle » de changer, dans leur vie les choses qui ne leur conviennent pas.

Vous remarquerez, qu’on les targue d’égoïste, d’egocentrique… Alors qu’en fait c’est tout à fait l’inverse.

 

Matériel

 

  • Un cahier, carnet, ordinateur…que nous appellerons le carnet du bonheur,
  • Un beau stylo, crayon, faites-vous plaisir,
  • Vous, honnête envers vous-même (pour pouvoir changer, il faut avoir le courage de se regarder avec lucidité, sans jugement mais sans compromis) et si vous êtes un peu parano, vous pourrez toujours déchirer, bruler, effacer pour ne pas laisser de traces… 🙂 

 

À vos crayons

Pour commencer, aujourd’hui, essayez de changer une petite chose dans votre vie qui vous ennuie. Juste une, et une petite. Mettez à la place, une petite chose que vous aimez faire, voir, peu importe. Pui une fois cet exercice réalisé vous pourrez passer à d’autres expériences.

 

a) Vous

 

  • Observez alors votre état interne.  Comment vous sentez vous ? heureux ? coupable ?

Constatez juste sans émettre de jugement, puis notez votre ressenti sur votre carnet du bonheur.

  • Quelles sont les manifestations externes de ce petit changement ? Vous rayonnez ? Vous vous justifiez ?

Notez encore les manifestations externes sans jugement.

Exemple : J’ai un sourire, je me suis redressé(e)… Ou bien, j’ai expliqué pourquoi j’ai changé le canapé de place…écrivez.

 

b) Les autres

 

Regardez, maintenant, les réactions de votre entourage. 

  • Est il impacté positivement par ce changement ? Vous juge t’il ?

Vous allez faire l’exercice en observateur neutre, puis vous noterez les réactions.

 

c) Suite de l’expérience, l’analyse

 

Alors quand déduisez vous ?

  • Vous autorisez vous à apporter des changements positifs pour vous dans votre vie ?
  • Êtes vous sous l’emprise du jugement  extérieur ?
  • Les changements que vous mettez en place ont ils un impact favorable sur votre bien-être ou pas ?
  • Avez-vous, tout simplement, réalisez ce petit changement ? Pourquoi ?

 

Vous pouvez désormais comprendre les freins, les blocages que vous rencontrez et agir en conséquence. 

 

Explications pour le détachement

 

Avec cet exercice vous avez pu accéder aux informations en conscience. Vous êtes sorti du mode automatique, inconscient. Vous vous êtes éloigné de l’emprise de la pensée et du jugement. 

Lorsque l’on est dans le moment présent, dans l’observation, on quitte le programme automatique. On se sépare de la lecture de pensées des autres. Notre mental, c’est à dire nos pensées passant, auparavant, par le filtre de notre éducation, des croyances familiales, collectives, n’est pas intervenu. On a cessé de projeter sur la situation nos craintes, nos peurs, on les a juste observer.

S’en suit alors une meilleure connaissance de nous. Toujours en observateur : « Tiens, si je fais ça, je pense que…, je crois que…, il va se passer ça…, ou il va dire ça…, ils vont penser ça… »

On se rend compte alors, que notre discours interne n’est qu’illusion. Souvent, empreint des expériences du passé (Ils vont encore dire que je change les meubles sans arrêt…). Il nous appartient alors de faire cesser le discours interne, afin de lui retirer tout pouvoir dans l’ici et maintenant. Restera alors l’émotion ressentie, déclenchée par les pensées.

 

L’émotion, j’en fais quoi ?

 

Là est l’important, car la reconnaitre et l’accepter lui permet de se libérer et de nous libérer.

En la reconnaissant. je lui donne une existence en dehors de moi. Elle n’est pas moi. « Je ressens de la peur » ok !

Le conscient est présent, cela permet de prendre du recul instantanément.

De passer à l’action c’est à dire : « Cette situation, personne,… provoque de la peur en moi » je me retrouve à avoir à l’instant plusieurs choix. Ce n’est plus la peur qui domine c’est moi ! par conséquent, je cesse de fonctionner en mode automatique, victime et sous l’emprise de l’émotion et de ses manifestations.

En cessant l’identification, je fais aussi taire l’égo Vous connaissez son discours  » Tu es trop nul(le), lâche… mais il ne faut pas avoir peur…. » la petite voix interne qui sait toujours utiliser des mots bien humiliants, dévalorisants. Ces mots qui renforcent notre manque d’estime de nous-même, qui génèrent encore plus de peur, de scénarios catastrophes…

 

Astuces

 

Encore une fois se dire « hors crise » : « Ce sont des pensées, rien que des pensées, je ne laisse aucun pouvoir à la pensée »

Imaginez-vous en protecteur de vous-même, en samouraï, en défenseur… chasser fermement toutes les pensées négatives dès qu’elles se présentent. Utilisez un « STOP MENTAL » ou un autre mantra à votre convenance. Déracinez-les dès leur apparition.

Maintenant revenez vers votre conscient présent, celui là même, qui vous a permis de reconnaitre le pouvoir illusoire et mensonger de votre pensée.

Laissez vous complètement envahir par sa sagesse, son calme, sa lumière, sa force. Autorisez vous à vous apaiser, vous reposer.

 

Conclusion

 

Le détachement des pensées, produit un puissant changement dans notre vie. En me détachant de mes pensées, de leur jugement, je me détache de mes liens, de mes habitudes, de mes peurs.

Le détachement des pensées c’est l’attachement à soi, à son essence, à son âme, à l’instinct qui nous dit immédiatement ce qui est bon pour nous. C’est l’installation de la confiance unique, pleine, qui ne dépend que de nous et de notre comportement. 

Le détachement de nos pensées c’est la libération de nos idées. Elles peuvent désormais émerger à partir de l’intérieur de notre conscience, elles procurent de la satisfaction, de l’entrain, de la motivation. 

L’idée concrétisée apportera une expérience. Que celle ci nous serve ou pas, elle sera nettoyée des émotions et de l’emprise du jugement de l’égo, de ses limitations et de ses croyances. Elle sera libérée de l’obsession ou de la frustration ainsi que de la colère.

En apprenant le détachement et en le pratiquant, je me libère des prisons mentales et du devoir.

Pratiquer le détachement c’est être encore plus présent de notre rôle, de notre mission.

Nous acceptons que les choses changent, se modifient grandissent, nous cessons cette résistance, cette lutte pour garder, retenir ce qui ne demande qu’à partir, sans effet et en se fatigant… On s’aperçoit, alors de la qualité de notre engagement et de son intensité, on en profite, on est encore plus dans le moment présent et on laisse partir l’inutile, le superflu, le « pas important ». 

En pratiquant le détachement, nous devenons plus ouverts, tolérants, patients. Notre présence à l’autre est de qualité et ça se ressent.

 

 

Article parent : « Le courage…« 

Images : Pinterest,lesmotspositifs,deskgram

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