Égo, comment le reconnaitre, comment s’en libérer et par quoi le remplacer ?

 

Aujourd’hui des astuces pour vivre « soi » et « larguer » l’égo.

Le plus grand service que l’on peut se rendre pour aller bien et de reconnaitre qui est le « maitre » en nous.

Notre mental ou notre conscience ?


 

Est ce que vous vous êtes déjà dit  » Je ne me reconnaissais plus, ou bien ce n’était pas moi ou plus  moi…« 

L’égo se cache dans notre mental. Il peut nous rendre triste, inquiet, coléreux, fier… Il peut générer et nous transmettre des émotions.

Certaines, me direz- vous, ne sont pas désagréables. Par exemple, la fierté dans certaines occasions. Notamment dans l’altruisme mais aussi dans la réussite professionnelle, la compétition sportive…

Cependant, céder à la fierté, à l’orgueil c’est ouvrir la porte de notre mental, à l’égo.

 

L’humanité fait désormais face à un choix difficile :

 

Évoluer ou mourir

 

Si les structures de l’esprit humain restent inchangées, nous finirons

 

toujours par recréer le même monde, les mêmes mots, les mêmes

 

dysfonctionnements.

Eckhart Tollé

 

Existe t’il un bon égo et un mauvais égo ?

 

Hors contenu philosophique profond comme celui de Kant, Descartes… J’étudie les enseignements d’Eckhart Tollé, de Matthieu Ricard, du Docteur Serge Marquis, entre autres. Ils parlent de notre égo, du mental, des pensées…

J’en retire un mode de fonctionnement qui m’est vraiment bénéfique. Voilà, ce que j’en retiens.

 

L’égo, berceau des pensées et des croyances ?

 

L’égo est le reflet, le miroir, le générateur, le moteur… de nos pensées, de nos croyances. La chose étonnante avec lui c’est qu’il se nourrit et grossit avec nos pensées négatives. De plus, il les nourrit en déclenchant des émotions comme la peur, la colère, la tristesse, la joie…

Tout cela peut créer une compulsion, une addiction à la pensée négative, à l’émotion ressentie. Cela peut devenir une « seconde »nature. Vous, ou une personne que vous connaissez est, peut-être « attachée » à ses pensées, dépendante de l’inquiétude, de l’angoisse. En en fabriquant sans cesse. Le mental est devenu votre/sa zone de vie ou devrais-je dire de survie ?

Quelques pistes pour reconnaitre l’égo

  • Apparition de pensées liées au passé : Revivre mentalement des événement du passé, Ressasser, ruminer.
  • Communication difficile : Vouloir convaincre, avoir toujours raison, se sentir jugée, ne pas supporter la frustration, le NON…
  • « Addiction » à la réussite, au succès à la compétition, aux challenges… Ne pas supporter « l’échec », la médiocrité, la pauvreté…
  • Compulsion/addiction à la pensée : Le Docteur Serge Marquis dans son livre « On est foutu on pense trop » tord le cou à « Pensouillard, le hamster », une métaphore entre l’animal qui tourne sans cesse dans sa roue et le parasitage de notre mental par nos pensées les plus sombres. 
  • Anticipation, projection dans le futur… je dois, il faut…, Le controle.

 

La grande théorie d’Eckart Tollé pour désactiver l’égo est le moment présent.

 

L’acceptation du moment présent

 

Cela semble simple, mais c’est réellement puissant.

Exemple : Vous vivez un mauvais moment, son exemple c’est d’être dans la boue. Ou bien une roue de votre voiture crève, le soir, l’hiver après une longue journée de travail…

Votre attitude, vos pensées détermineront l’intensité et la durée de l’enlisement.

3 choix : La négativité (mental, pensées, égo), la fatalité (mental, pensées, croyances), l’action (présent, recul, dissociation des pensées)

  • La première des solutions engendre de la colère, de la déresponsabilisation en accusant le temps, la voiture… on est dans le refus, la résistance et l’on s’épuise mentalement alors qu’à l’arrivée , nous devrons quand même en sortir, l’égo refuse le moment présent,

 

  • La deuxième possibilité conduit à la procrastination, à l’abandon, à un manque d’estime de nous, entretient les pensées illusoires, les croyances comme  « j’ai jamais de chance, c’est toujours sur moi que ça tombe…« 

 

  • La troisième, quant à elle, nous conduit vers l’acceptation : Nous sommes ici et enlisés, c’est un fait.

 

L’acceptation

Encore une fois l’acceptation, n’est pas la résignation ou l’abandon. Quelque soit le moment vécu, reconnaitre qu’il est là. Stopper le mental qui nous pousse vers le futur « je vais être en retard, que vont dire les gens…« , c’est là que l’on se rend compte de l’existence de l’égo et de sa nocivité.

Mettre de la conscience sur l’évènement, je préciserai pour moi c’est « focaliser », se concentrer.

Bien sur, nous ne sommes pas Bouddha, le moment est ennuyeux, contrariant… Mais en aucun cas, il nous définit, c’est un défi. 

Je pense aussi, que considérer et transformer les « problèmes » en « défis », nous permet de rassembler toutes nos forces et compétences.

Autrement, la situation devient le miroir  de nos pensées négatives. En laissant nos pensées diriger nos actions, nous leur accordons un pouvoir. Ce pouvoir devient illusoire si on « braque la lampe » de la conscience dessus.

Donc, en se concentrant sur le moment présent « volontairement » c’est à dire regarder vraiment, entendre vraiment être concentré sur ce que l’on fait, il n’y a aucune place pour les pensées négatives.

 

Comment faire pour lâcher l’égo ?

  • Prendre la décision de changer, vraiment ! Tout simplement.

Non par la volonté ou le devoir. Par choix. En imaginant déjà, vivre notre vie de manière sereine. En nous voyant libérer de nos anciens schémas. C’est à dire se voir, COMME SI, c’était déjà là, le changement a déjà eu lieu. 

Le nouveau programme est installé, alors un évènement contrariant cessera de passer au travers du filtre de notre mental pour déclencher une émotion.

Encore mieux, nous serons capable d’identifier une émotion spontanée désagréable et de la « couper » de la pensée responsable. Nous pourrons ainsi mieux connaitre nos émotions et nous en occuper.

Nous constaterons, aussi, que bien souvent couper de la pensée génératrice, qui remonte bien souvent à une croyance, l´émotion perd de son intensité. 

Le cerle vicieux d’engendrement devient le cercle vertueux du détricotement.

Je pense aussi que vivre dans le moment présent, c’est se séparer des blessures de l’enfance et du corps de souffrances, que nous « trainons » encore dans notre vie d’adulte.

Ces blessures que nous portons comme des œillères qui nous maintiennent dans le droit chemin de l’égo. Devenir conscient, c’est prendre notre vie en main, c’est effacer le disque dur de nos mémoires de souffrances, c’est dire au revoir aux croyances du passé, en se libérant de l’égo. C’est devenir adulte.

On a tous reçu une éducation. Enfin, indépendant, on s’est juré « De ne pas faire comme nos parents, de ne pas faire comme ci ou comme ça…« .

C’est-on toutefois autorisé à remettre nos pensées, nos croyances en doute ?

Avions nous, ne serait-ce que la connaissance pour le faire ? (n’ayant pas d’autres choix conscients que de faire, ou penser comme nous l’avions appris).

Seulement, maintenant, nous savons, nous avons accès à l’information et donc au changement. Utilisons cela, pour nous éveiller à un autre état d’esprit.

 

  • La pratique de la méditation permet de devenir davantage « conscient ».

 

  • Des séances d’hypnose, permettent d’accéder à un état de relaxation, de dissociation. D’atteindre le « silence » dans le mental.

 

Ainsi, la partie créative, l’âme…, peuvent laisser émerger les idées, libérer l’imagination, ouvrir à de nouvelles possibilités. La personne pourra revenir à son état de conscience intérieure via de l’auto-hypnose.

 

Je remettrai pour finir en question la citation de Descartes : « Je pense donc, je suis » sur la conscience.

Pour faire la mienne. « C’est ma façon de penser qui fait qui je suis ».

 

 

D’autres citations à méditer 

 

 

« Nous ne pouvons pas changer quoique ce soit jusqu’à ce que nous

l’acceptions. La condamnation ne libère pas, elle opprime. Carl Jung

 

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » Gandhi

 

« Maitriser les autres, c’est la force, se maitriser soi-même, c’est le vrai

pouvoir ». Lao Tseu

 

 

Bibliographie

 

 

 

Articles qui devraient vous intéresser :

Confiance en soi, comment la développer ?

Je me détache afin de mieux accueillir

 

 

Share This