Expatriation :  Lune de miel, adaptation, intégration.

Suite à une décision de s’expatrier, (qu’elle soit volontaire ou « subie » par le conjoint ) peuvent survenir différents stades émotionnels relativement inconfortables. Comment les accompagner ? 


 

En effet, en fonction des raisons ou des motifs, mais aussi de l’âge, de la culture… l’expatriation est un rêve, un désir qui peut générer un flot d’émotions. Ces émotions peuvent avoir besoin de s’exprimer sans culpabilité afin de facilité la phase d’intégration. 

En effet, l’enthousiasme du début, les préparatifs… peuvent occulter  une sorte de deuil.

Deuil de ce que l’on a laissé, un ancien travail, une famille, des enfants ou des petits enfants, des amis… Mais aussi accepter de « lâcher » une certaine colère, de la rancœur, du regret pour quelque chose que l’on laisse parce que l’on se sent « obligé ».

 

La lune de miel 

 

Une fois sur place c’est la curiosité, l’euphorie qui durent un certain temps puis, les premières contraintes apparaissent. Cela peut-être rechercher une école, les démarches administratives, le système de santé, le manque de qui l’on a « laissé » se fait sentir… Une certaine colère, de la rancœur, de l’insécurité… peuvent apparaitre.

Dans le cas d’une expatriation professionnelle, il est courant de voir que le conjoint qui a suivi, peut se sentir perdu, dépassé, en manque de repère. De plus, souvent chargé de la contingence familiale et domestique, il peut souffrir d’un manque de reconnaissance, d’isolement, de solitude…

L’expatriation professionnelle peut occasionner aussi une forme de stress, de nouveaux challenges, de nouvelles responsabilités. Tout ceci peut conduire à une perturbation du sommeil, de l’irritation, un manque de patience…

C’est là, que le recours à la Programmation Neuro Linguistique pourra nous aider à nous situer, à trouver notre place, à poser un cadre, des repères, à redéfinir nos valeurs dans l’ici et maintenant… La PNL, permettra aussi de nous adapter plus facilement, à nous départir de nos conditionnements passés, afin d’être plus ouvert à un mode de fonctionnement différent.

 

 

La phase d’acclimation

 

Après ce qui pourra être considéré comme un « choc/traumatisme culturel » viendra la phase d’acclimatation.

L’environnement ne sera plus considéré comme « hostile ». Les personnes poseront des « habitudes », créront des repères.  Des liens sociaux commenceront à se tisser.Tout ceci permettra de retrouver peu à peu un sentiment de sécurité, d’assurance.

De la phase « touriste », l’on passe doucement à celle de l’adaptation à son pays d’accueil.

Peuvent alors surgir, par exemple des difficultés linguistiques. Une problématique aussi de « sur-adaptation » ou l’on a l’impression de se perdre et ne plus se reconnaitre. On a pu constater aussi que la promiscuité quasi-fusionnelle avec le conjoint et  à temps plein, pouvait engendrer de petits conflits, des tensions…

Là encore, la PNL et l’hypnose peuvent vous aider à poser un cadre nouveau pour votre relation. Ces outils peuvent faciliter  l’apprentissage des langues. Ils permettent aussi d’accéder à une intégration progressive dans votre nouvel environnement sans « gommer » votre personnalité, sans vous « forcer » absolument et rapidement à vous intégrer.

Le désir d’appartenance à un groupe, à une communauté dans l’espoir d’atténuer une sorte de solitude de « déraciné », peut être, petit à petit combler par l’émergence de vos propres qualités et compétences.

Vous pourrez faire  éclore votre créativité, vous lancer dans des activités que vous avez toujours voulu essayer, pour vous faire plaisir…

Intégration

 

La dernière phase de l’expatriation est l’intégration dans le pays d’accueil. Le moment ou le réveil est agréable, ou les échanges sont fructueux.

Les défis du quotidien ont cessé d’être anxiogènes. Des rendez-vous sont pris, des associations, des sorties. La paix est revenue en soi. Le discours est devenu « honnête ».

En effet, vous n’exagérez plus votre expression c’est à dire que vous ne vantez plus à outrances « tous » les bons côtés de votre pays d’adoption, ni vous focalisez sur les « mauvais ». En cessant de se focaliser sur votre pays d’origine, ces inconvénients, ces avantages.

Vous avez quitté votre côté « arrogant » « supérieur » , en fait vous avez lâcher-prise sur une relative « supériorité » qui vous permettait de vous rassurer. Vous êtes désormais davantage à l’écoute des autres.

Le pari réussi de l’intégration dans l’expatriation, passe par une mise de côté de l’égo. C’est à dire de notre égo sur-dimensionné et aussi de notre égocentrisme, de notre égotisme…Égo, comment se détacher du berceau des pensées et des croyances ?

Vous vous ouvrez réellement aux autres, dans un premier temps à votre famille, à votre conjoint. Puis, vous vous ouvrez en conscience à votre pays d’accueil et à ses habitants.

Vous allez cesser d’être « nostalgique » ou en colère par rapport à votre pays d’origine… vous allez tourner la page de votre ancienne vie pour accueillir la nouvelle.

Une expatriation réussie passe par une phase de deuil. Deuil du passé, deuil de notre ancien moi (et de l’ancien « Autre »), de nos habitudes, de nos croyances limitantes.

Lorsque notre coupe est pleine (de nos croyances, de nos schémas, de notre égo…), il est évident qu’elle ne peut rien accueillir de « bon ». Alors, nous ferons le vide, afin de permettre à de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes, de nouvelles émotions d’apparaitre.

 

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Sites complémentaires 

https://www.expat.com/fr/

https://www.ufe.org/portugal-algarve

 

 

 

 

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