Fin…, parce que tout au long de la vie, le mot fin nous fait réagir…

Je souhaite qu’aujourd’hui, il nous fasse agir…


 

FIN… Ce mot, nous l’avons d’abord vu dans notre enfance, sur les écrans de nos télévisions, des cinémas… et cela a pu nous laisser avec un sentiment d’inachevé, d’un besoin de suite…

Or, tout au long de nos vies des fins arrivent, voulues, choisies ou pas.

Les faits sont là, nous en prenons pleinement conscience, nous le comprenons, l’assimilons. Nous avons TOUT perdu !

Vraiment ? 

Alors comment « digérer » ? Passer à autre chose ? Que faire de nos ressentis ? Que faire tout simplement ?

 

FIN :  Que le chemin de l’acceptation est long !

 

Oui, il peut-être plus ou moins long. Il peut y avoir un élément déclencheur à la prise de conscience que la « fin » est bien là, celle d’une situation, d’une relation, d’un état, peu importe…Ou bien, il y a le déni qui nous pousse à espérer, à attendre (voir l’article sur les attentes) à éprouver justement, du « ressenti » bien souvent négatif, qui continue de nourrir des attentes enfouies, cachées, à entretenir des rêves d’une autre époque,  des croyances que nous avions…

Alors, une fois que nous réalisons que c’est bien la fin, nous faisons plus que le savoir, nous l’avons accepté, intégré. Quoi faire ?

Premières étapes

  • Réaliser que l’objet de notre perte ou de nos pertes n’est bien souvent que matériel ou affectif.
  • Savoir reconnaitre que  la perte porte UNIQUEMENT sur un « objet » extérieur et non pas la perte d’une partie de soi.
  • Nous avons souvent tendance à faire un amalgame entre la situation que nous vivons et nous dans notre « entièreté ».

L’expression d’ailleurs bien souvent entendu, « j’ai tout perdu » permet de situer ou se trouvaient nos préoccupations à un moment donné, et ce qui avait de l’importance pour nous à ce moment là. Lorsque notre ressenti perdure, il est utile de passer par le questionnement du « vraiment tout ? » Car à ce moment là, nous nous rendons compte de TOUT ce qui a encore dans notre vie comme chose positive !

Il est important de ne pas se résumer à une situation, une relation, un état. Lorsque l’on  a TOUT  « perdu », c’était un « objet » extérieur avec lequel nous entretenions un lien, une illusion, un « attachement« 

Mais pas une partie de nous ! Aucunement notre essence, notre âme, notre mission…

À mon sens, la chose la plus importante que nous pensons avoir perdu est simplement un rêve, une « idéalisation », une identification à une chose, une fonction, un état, mais aucunement une perte de nous même.

Perdre une représentation que l’on pense être nous, dans nos croyances et aussi dans le regard des autres

Pouvoir et savoir que l’on se retrouve finalement avec nous-même, la seule personne en laquelle nous pouvons avoir une confiance absolue !

 

Premiers résultats

 

Se retrouver seul(e), c’est pouvoir se dire que désormais il y aura un minimum de conflit, je dis volontairement minimum, car nous allons devoir composer avec notre égo, qui pourra au début essayer de nous bousculer. Peut-être en nous poussant à culpabiliser, à nous faire faire des choses ou à en dire qui ne reflèteront en fait, que nos peurs, nos insécurités… 

La fin cela pourra être une grande perte, ouiiii.

En considérant cette situation comme la PERTE de nos emmerdements… je l’ai dit.

Car au quotidien, nous finissons par trouver des justifications aux situations négatives que nous vivons, des excuses en fait, comme :

  • « Il faut de l’argent pour payer les factures alors face à des collègues, à un chef… acariâtre  je TIENS bon !
  •  Les enfants sont trop jeunes pour envisager une séparation ou un divorce, alors je SUPPORTE la situation encore quelques années…
  •  Après toute une vie ensemble, nous avons construit un patrimoine je VEUX le conserver… »

 

FIN et zone de confort…

 

Oui aussi, la fin d’une situation nous pousse à sortir de notre zone de confort, aussi inconfortable eut elle été !

Alors, cela ressemble un peu au saut à l’élastique !

 

 

Etat des lieux…

 

Oui, cela peut donner le vertige, la trouille…

Il y aura probablement de grands moments de solitude, de remise en questions, de doutes…  Peut-être que votre façon de faire face suscitera des incompréhensions… Vous « perdrez » aussi peut-être une partie de vos points d’ancrage, vous ferez, sans doute, connaissance avec la trahison, la jalousie, le jugement…

Tout cela ne sera que le reflet, le miroir des propres craintes des autres qui malheureusement pourront nourrir les votres.

Le seul remède efficace est de CONTINUER à suivre votre chemin, en vous détournant des ronces et des orties. L’émancipation passe aussi par cette étape. Avancer pour évoluer ou rester, stagner afin de répondre aux attentes des autres.

Personne n’aime qu’un individu sorte du système établi, cela perturbe l’ordre établi. Le système est immuable… il a ses codes, ses rituels, ses obligations… La FIN c’est oser sortir du comportement  pré-établi, « normal », c’est renaitre pour ses valeurs propres et ses croyances.

Article intéressant dans l’Express sur « Le mouton noir » dans une famille. 

 

Une période d’adaptation est à venir, avec peut-être des doutes. Il faut simplement se dire que maintenant la page est blanche et que nous pouvons y écrire TOUT ce que nous voulons. La page, nous appartient et uniquement à nous.

La perte a surement été douloureuse, la responsabilité de chaque situation nous appartient, mais pas que !!!

 

Remèdes…

 

La culpabilité est du domaine du jugement (générée à partir du filtre de notre éducation, de notre religion, de notre entourage) pas de notre réalité (entendu que les souffrances infligées n’étaient pas volontaires)…Chacun, chacune, toutes les personnes que nous rencontrons dans notre vie est là ou sont là, afin de nous permettre de comprendre quelque chose, une situation, un comportement. 

Il est clair que les comprendre, nous aident à avancer, à prendre du recul. Parfois aussi, à trouver notre propre chemin, pour acquérir notre propre vérité. 

Que la FIN devienne synonyme d’évolution, comme dans la nature… L’arbre perd ses feuilles et deviendra plus grand l’année suivante, ses racines s’ancreront encore plus profondément dans le sol etc…

La fin est une étape, elle peut être subite, violente, ou bien pernicieuse mais inexorable…peu importe, il est important d’en prendre conscience pour la surmonter et pouvoir passer à autre chose sans être bloqué(e) dans et par nos émotions, regardez bien : Elle est là !…

Allons voir ce qu’elle nous prépare. Découvrons ce qui nous attend avec curiosité et confiance. Détachés de nos peurs. Apprenons à devenir nous, à être unique, à penser, à faire de manière libre. Avec la FIN, sortons des sentiers battus, improvisons, faisons nous plaisir, émancipons nous du regard ou des attentes des autres.

 

En conclusion : La fin, perte ou gain ?

 

Les pensées sont créatrices nous avons toujours le choix. 

  • Considérer la fin comme une perte à vie et…Continuer à vivre dans le regret, la colère, la frustration, la tristesse, avec un sentiment d’injustice, dans la peau d’une victime…

 

  •  Après l’acceptation, nous gagnerons à travailler sur notre rapport à l’évènement en prenant du recul, se trouver ou se retrouver, se poser aussi en réfléchissant à un nouveau départ, une nouvelle destination afin de vivre nos passions…

« La fin de » cesse d’être synonyme d’insécurité, de peurs. Une fois que l’idée de « FIN » est intégrée, elle perd son « pouvoir » anxiogène. C’est une situation, un évènement auxquels ne sont plus rattachées d’émotions, il y a « défusion » entre situation/émotion.

  • De fait, la « fin » quelle qu’elle soit, devient une phase qui sera désormais plus facilement assimilable comme faisant partie de la vie et donnant naissance à de la place, à quelque chose de neuf. 

 

  • Elle cesse de représenter un vide, une perte qu’il est nécessaire de compenser, de combler, de remplir… Elle nous permet de nous détacher « en-fin » de l’insatiable dépendance affective qui n’a ni début ni fin…Accepter « la fin de… » C’est se reposer « en-fin » faire confiance ou pas, sans attente, accepter « la fin de » c’est gagner en autonomie/indépendance affective, financière, amicale, amoureuse. Accepter « la fin de » c’est accepter de grandir émotionnellement, de lâcher prise sur ce qui nous appartient déjà plus, ne dépend plus de nous, c’est se décharger d’un poids que nous avons hérité, porté jusqu’à maintenant…

 

Oui, en acceptant que les choses aient une fin, nous gagnons beaucoup plus que ce que nous perdons ! 

 

Parce que c’est ça aussi direction changement…

 

 

 

 

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