J’ai vu dernièrement les ravages du harcèlement scolaire.

Chose stupéfiante pour moi il sévissait chez des enfants d’une douzaine d’années !

Ce harcèlement, se manifestait pour certains, sous la forme de violences physiques et/ou mentales, pour d’autres sous la forme de propos racistes, à caractère sexuel… !


 

 

 

 

La situation de harcèlement 

 

Ce que j’ai « entendu » d’une des « Victimes », en plus de la souffrance qu’elle rencontrait depuis quelques mois, c’est qu’elle était déçue par la « non-action » des adultes professionnels, à sa souffrance.

Malgré son signalement et leur connaissance des faits, elle était indignée par  leur manque d’écoute et de soutien. Elle se sentait abandonnée par ses camarades qui semblaient cautionner le comportement du « méchant ».

Elle déplorait la minimisation de sa souffrance, l’absence d’action correctrice prise par les adultes et leur accompagnement qui prônait avant tout, l’autonomie et le lâcher-prise.

Ce qui m’a encore une fois étonnée était la position de la victime qui comme dans « notre » monde adulte souffrait parce qu’elle n’était pas « crue ». Tout en continuant à être confrontée au harcèlement, à la souffrance et à l’immobilisme.

De plus, elle avait peur des représailles. Elle s’enfermait petit à petit dans un mutisme, dans une extrême sensibilité, une peur permanente, l’ombre et la solitude…

Un élément déclencheur a fait prendre conscience aux adultes de la « réalité » de la situation. Ils ont commencé à agir et à « écouter » la petite victime.

 

Malgré cela, durant un moment, l’enfant a vu son intégrité, sa bonne foi, mises en question par le discours adulte.

Ces derniers étaient toujours conditionnés par des croyances limitantes. Ils essayaient encore, de nourrir la culpabilité de l’enfant.

 

La problématique a été (enfin)  traitée par les adultes et la « lumière » est revenue dans la vie de l’enfant.

 

 

Le début du changement, la prise de conscience

 

Cette situation m’a permis de mettre en pratique  un enseignement que j’avais reçu sur la modification d’un état interne négatif.  Je vais le partager avec vous. Il s’agit de pouvoir être constructif face à certaines situations, pensées…

  • En observant notre état interne suite à un événement ou une situation, une pensée négative…,
  • Identifier l’émotion,
  • Dire non à la(es) pensée(s) et cesser de se laisser emprisonner par elle(s), ou par la petite voix, ou par les croyances…
  • Regarder l’émotion, lui dire « oui », l’accepter.
  • Poser l’action à entreprendre pour se libérer et libérer l’émotion.

 

Le maitre-mot, l’action juste, pour changer un état interne, c’est d’être actif ! et dire « NON », « STOP » fermement, au flot de pensées qui nous assaillent. 


C’est la seule des résistances qu’il faut éprouver. Il s’agit d’une démarche consciente, volontaire. Faire cesser notre compulsion à fabriquer des pensées terrifiantes, violentes…

C’est aussi dire NON à l’ego, générateur de peurs, de susceptibilité, d’orgueil… en lui disant NON, de plus en plus  souvent, il perdra de sa puissance et notre « conscience » en gagnera !

J’écrirai un article sur l’égo*.

Car notre « conditionnement » mental par nos pensées, entraine une « réaction » émotionnelle qui petit à petit entraine tout un lot de comportements destructifs et destructeurs.

 

Face à une situation, pensée… qui vont de stressante à intolérable : Que faire ?

 

Dans ce que je viens de rencontrer :

  • Quels choix s’offrent à la victime ?
  • Est-elle en mesure de choisir ?
  • Et quelle action mener ?

 

  • La colère, la négativité sont des réactions émotionnelles. Elles ne font que renforcer la violence, la peur… Elles font grossir, nourrissent et engramme l’évènement. En lui donnant une puissance, une « vie » l’association émotion/évènement se répercutera dans le « présent » puis dans le « futur » de la personne.

De plus, aucune action correctrice n’étant entreprise, c’est le lit de la somatisation, de la frustration et du fait de ressasser. La personne s’associera à l’émotion ressentie…

 

  • Le « fatalisme », c’est comme ça, ça existe, je ne peux rien y faire.
    Victimisation, souffrances, procrastination, culpabilité et recherches de compensations pour « soulager » la douleur, sont quelques uns des schémas à venir…

 

  • Accepter la situation, elle est là, elle a eu lieu : Action versus réaction.

 

Acceptation, le premier pas vers l’action juste

 

En acceptant, je me dote de la raison. Je peux agir. Ce n’est pas pardonner, c’est autoriser l’évènement à exister indépendamment de moi.

L’acceptation permet de dire à mon mental « Ok, c’est comme ça, je vais trouver une solution, je ne suis pas une Victime ! ». Je sors du carcans de l’identification à un statut, pour redevenir un individu qui se trouve, en ce moment, malmené.

C’est reprendre le pouvoir sur mes pensées. Me détacher d’une emprise, qu’elle soit mentale ou externe. La négativité de mes pensées cessera alors de me submerger. Je peux cesser de ressentir de la culpabilité découlant de l’action de l’autre.

En acceptant, je m’autorise à faire cesser le discours mental. Ainsi, je cesse de chercher  des « raisons », des « causes » qui, je le sais, ne seront que des illusions fabriquées par mon mental. 

Si j’accepte, de ne pas avoir été entendu cette fois-ci, j’envisage une autre solution pour être entendu, ce n’est pas renoncer à être entendu :

C’est aller frapper à une autre porte.

 

 

La libération du harcèlement

 

J’ai écrit dernièrement un article sur le courage. De fait, j’ai vu le courage.

En rompant, le silence, malgré les menaces ou l’éventualité de représailles, la petite victime a grandi… Bravo !!! C’est du courage !!!

Elle a affronté sa propre crainte et l’a dépassé. Chapeau !

 

Puis, une fois que la « victime » a été reconnue et entendue, c’est produit une libération des énergies négatives.

Un phénomène de circulation énergétique a eu lieu, un déblocage. Dans ce cas précis, les langues se sont déliées, la parole et les paroles, ont été entendues.

La confiance en soi, mise à mal depuis plusieurs mois, la véracité des propos mise en doute par l’adulte… Soudain tout est rétabli, c’est quasiment instantané chez un enfant et cela devient magique pour le regard adulte.

 

 

De la réaction à l’action

 

J’ai entendu parlé du phénomène « touche pas à mon porc… », ou à mon sens la négativité s’est mélangée à la bonne intention. Nous avons assisté  à l’effet « cocotte minute ». Trop longtemps contenues les émotions ont engendré des réactions, il s’agissait d’un « déballage » délatoire, d’une certaine forme de vengeance malsaine et destructrice.

Libérer la parole, permet la guérison de la souffrance, permet la prise de conscience pour soi et partager l’information aux autres. 

L’éducation, l’information, sont primordiales. Le sentiment d’impunité des « bourreaux » fortement ressenti par les victimes non entendues, est renforcé par le silence et le manque de mesures de protection.

Des mesures de protection

Cependant, ces mesures existent dans nos sociétés. Il y a un système disciplinaire au niveau de l’école, des mesures de protection, comme le retrait.

Dans le monde « adulte », il y a l’organe  judiciaire, ce n’est pas l’anarchie.

Cela doit être utilisé et appliqué avec rigueur.

Avec le recours aux mesures de protection, ce n’est plus le plus « fort », le plus « bruyant », le plus violent qui domine. Mais, l’écoute, la sécurité, la protection, la confiance…

La « victime » ne pourra retrouver sa place légitime, qu’avec des mesures de respect, de protection, d’application de lois.

Le bourreau doit assumer la responsabilité de son comportement et en assumer les conséquences.

J’ai écrit un article sur la déclaration des droits de l’homme, convention que la France a signé. Je parlais plus spécifiquement du droit à la religion, aux origines…

Aujourd’hui, je m’y réfère de nouveau en parlant du droit à la protection.


Sincèrement, je souhaite que les articles de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen soit enfin respectés.

 

Emotions versus Raison

La colère, la vengeance, la peur… sont des réactions à des évènements, des situations, des propos… Ce sont des émotions non rationnelles.

 

Comment apprendre à un enfant à mettre fin à tout type de harcèlement ?

 

Je n’ai pas de solution universelle.

J’ai mon idée sur l’analyse à posteriori de l’incident que j’ai rencontré.

La confiance en soi, l’estime de soi, qui conduisent au respect de soi et à ne pas accepter d’être maltraité. Apprendre à dire non, pour se protéger, afin de faire cesser une situation malsaine. 

  • Seulement jusqu’à  quel point est il possible de résister ?
  • Quels ravages cela aura occasionné sur l’individu ?
  • La force, la résistance, la résilience ne finissent-elle pas par s’épuiser ?

 

Comment sensibiliser les adultes à la souffrance des enfants lors de harcèlement scolaire, mais aussi lors d’activités extra-scolaires ?

 

Alors je m’adresse aux adultes et à leur « programme ». L’erreur est humaine, une mauvaise estimation de la situation peut arriver chez les professionnels de l’encadrement.

En ce qui concerne les parents, pris par des activités ou préoccupations professionnelles, emprisonnés dans nôtre propre mental, nous pouvons passer à côté des souffrances de nos enfants.

Alors, une fois informés ou « conscients » des difficultés on en retire une expérience.

Elle DOIT nous servir à changer notre regard sur la souffrance des enfants et sur sa prise en compte.

Un enfant qui ne parle plus, qui ne sourit plus, qui s’isole, qui se met à parler seul, qui se met à avoir des comportements limites ou qui devient insolent…. C’est peut-être lié à l’âge, aux modifications internes, mais pas uniquement.

Cherchez, cherchez, rétablissez un dialogue, pas frontalement mais, entrez dans la carte de l’enfant et quittez la votre, d’adulte.

Cette même carte, pleine de vos croyances limitantes sur ce qui est, doit être, et sera…

 

Conclusion

 

Je voudrai terminer cet article en nous invitant, nous, adultes à développer la conscience à l’autre, aux autres.

À sortir, un peu de notre « mental » et à nous reconnecter  à notre âme, à la source, au « bon sens ».

 

Faire la paix, le calme en nous, nous permettra d’entendre, de voir, le brouhaha ou le silence, à l’extérieur.

 

 

 

Images : santemagazine,adobestock,kawallaby

 

 

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