Face à l’insécurité nous avons pu développer, au fil du temps, différentes adaptations. Nous avons pu, aussi, utiliser des masques afin de nous protéger, de dissimuler nos faiblesses…

Que ce soit, dans le domaine affectif, professionnel, financier…


 

Parce qu’aujourd’hui nous en avons assez !

Peut-être de notre solitude, de nos « habitudes », de notre poids, de notre caractère, de nos « échecs »…

Que l’on utilise ou refrène nos émotions, le moment est venu de rassurer l’enfant intérieur sur nos capacités d’adulte, sur ce qui dépend de nous et ce qui ne nous appartient pas. 

Les comportements que nous avons aujourd’hui sont des protections mises en place afin de compenser, d’anesthésier, certaines bouffées d’émotions difficiles à supporter.

Hors, nous pouvons, désormais remercier l’intention positive derrière ces comportements. Pour réussir à changer pour des comportements meilleurs pour nous, il est désormais indispensable de reconnaitre et de s’occuper de cette fameuse insécurité.

De la nettoyer de son « puissant » pouvoir mental qui nous empêche de fonctionner de manière rationnelle.

Aujourd’hui donc, nous allons parler de « manques », qui ont générés des « peurs » et entrainés des comportements de compensation.

 

Insécurité ou lorsque notre cerveau s’est adapté au manque…

 

Lorsque mes demandes n’ont pas été entendues depuis l’enfance, ou lorsque les réponses que l’on m’a apportées ne correspondaient pas à mes besoins. Je n’ai pas pu le verbaliser, j’ai commencé à m’adapter à l’autre, à ressentir des émotions, les miennes et celles de mon entourage. Puis, le temps à passer et j’ai continuer de fonctionner ainsi.

Personne ne m’a dit à ce moment là comment manifester d’une « bonne » façon mes besoins.

Hors, il faut savoir que déjà à ce moment là, l’extérieur, ne pouvait m’apporter exactement ce dont j’avais besoin et au moment ou j’en avais besoin. (La situation peut-être encore plus compliquée auprès de famille dysfonctionnelle). 

Les prémices de la frustration ? Ou comment accepter l’attente ? Se détacher de notre toute puissance infantile ( regardez le comportement de certains adultes, ils ont encore du mal avec, ils veulent le TOUT et TOUT DE SUITE !)

Alors, faut il nécessairement se remettre en question ?

  • Etais-je digne d’intérêt ?
  • Je me suis pourtant adapté(e)…, j’ai fait des efforts, j’ai fait plaisir et pourtant mes besoins n’ont pas été satisfaits.

 

Franchement, je ne pense pas qu’il soit utile d’aller « creuser » !

Au contraire, accepter ce qui était comme tel. Cesser d’attendre des réponses qui ne viendront pas ou que nous trouverons, certes, déformées, interprétées par le filtre de notre mental .

 

Insécurité : le remède ? 

 

A ce stade de ma réflexion, j’ai déjà pu identifier mon adaptation à éviter le manque, l’insécurité.

Aujourd’hui, alors que je suis adulte, est il nécessaire de reproduire ces comportements dans l’attente que l’extérieur résolve mes besoins ? Ou bien, maintenant que je peux verbaliser et agir ne serait il pas plus utile de mettre en place ma propre stratégie pour satisfaire mes besoins ?

Accepter son propre droit à l’erreur permet de sortir du rôle d’incompris, de victime, en agissant au lieu d’attendre.

C’est sortir de ma zone de confort inconfortable, c’est assumer mes propres responsabilités, c’est cesser d' »accuser » les autres.

J’apprends à me sécuriser, à définir mes priorités et non celles de l’autre, je me fais confiance : JE SUIS EN SECURITE entre moi et moi.

Par expérience il est plus facile d’atteindre la « sécurité » par nos propres actions, que d’attendre que l’extérieur réponde à nos besoins.

Une fois que l’on intègre que l’on peut agir sur ce qui dépend de nous, en posant notre objectif, en faisant l’inventaire de nos ressources pour y accéder, celles que nous avons et celles que nous devons obtenir, nous avons déjà fixé un cadre.

Le cadre du succès, de la réussite. Nous nous sentons en sécurité. Ensemble avec notre meilleur ami :

Nous !

Cela nous permet aussi de comprendre que l’on ne pourra contrôler que ce qui dépend de nous ! Nous lâcherons les « attentes sources de déceptions« .

 

Alors, que deviennent les comportements d’adaptation à l’insécurité ?

 

Ces fameux comportements vont vous apparaitre clairement, vous pourrez identifier les prémices de leur venue.

Vous pourrez les comprendre et en connaitre la source. Vous pourrez déjouer leur mode opératoire.

 

Quelques exemples

 

  • Quel vide est à combler ? Quelle peur je fuis ? La peur de manquer… ? Quelle honte ou culpabilité j’étouffe ? Qu’est ce que je m’empêche de dire par crainte de blesser ? A qui j’essaye de faire plaisir ?

 

  • A quelle « réalité » j’essaye d’échapper ? La mienne aujourd’hui ? Celle de mon entourage ? De mes parents ? De mes mémoires cellulaires ? Quel ressenti d’abandon ? Quelle peur ? Quelle déception je ne veux pas regarder ? Celle de mon entourage, mes propres manquements ? Mon manque de courage ?…Suis-je à ma place ici et maintenant ?

 

  • Que se cache t’il derrière mes cris ? Contre qui je suis en colère ? Quelle émotion je ressens vraiment ? Laquelle de mes valeurs est bafouée ? Comment faire pour gagner de la confiance en moi ?

 

Insécurité : Pour la laisser partir, je regarde mes comportements de compensation, je les accueille pour leur dire au revoir !

 

Il est compliqué bien souvent de voir nos « imperfections ». Notre entourage peut nous avertir. Les situations peuvent devenir compliquées… Cependant, le changement ne pourra se faire que lorsque nous prendront réellement conscience de notre mal-être. Peut-être qu’un élément déclencheur permettra d’agir pour changer.

Nous pouvons aussi avoir très envie qu’une personne de notre entourage « aille » mieux. Cependant, à moins qu’elle demande de l’aide, notre propre désir, voir même notre intervention ne suffira pas.

Reconnaitre nos attentes, nos limites. Regarder nos comportements d’évitement. Être convaincu que ces comportements ne sont pas nous. Permet de nous en dissocier. Mettre la lumière sur une zone d’ombre c’est la faire disparaitre.

 

 

En conclusion,

 

Les prises de conscience sont personnelles, tout comme les actions à mener. L’amélioration, voir la disparition du sentiment d’insécurité avec son lot de comportements inappropriés demande énormément d’investissement personnel. Accepter, en fait de regarder nos parts d’ombre.

Vous me direz sans doute que :  » La fuite, le déni…ont très bien fonctionné jusque là, je suis comme ça, c’est pas maintenant que je vais changé… » Oui c’est vrai !

Travailler sur son sentiment d’insécurité permet de nous canaliser. Nous pouvons arrêter les « pertes » à répétition, les nouveaux départs, les fuites… Les échecs répétés…

Nous pouvons réussir à atteindre la paix en nous et à créer de l’harmonie autour de nous.

 

 

 

 

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