Aujourd’hui, je partage avec vous une technique de gestion des peurs, de la « peur panique », apprendre à la libérer.

Comme nous l’avons vu, il y a différentes sortes de peur.

La peur est un signal elle est utile.


 

Seulement, cette peur là, vous emprisonne, vous fatigue, vous n’en comprenez pas l’intérêt. Bref, vous voulez vous en débarrassez. Le moment est venu de la remettre à sa juste place et à sa juste dimension dans votre vie.

Vous avez déjà eu des crises envahit par « la peur » qui ont commencé, puis… qui ont cessé.

Sans qu’il n’y ait eu aucune conséquence négative pour vous !

Cependant, même si vous le savez « à froid », lors de votre crise vous devenez amnésique et en proie à cette sacrée peur !

 

A- La situation

Résumé :

Le programme installé est celui-là :

Un événement, une situation, déclenche en moi une émotion, un ressenti (peur) …, qui engendre un comportement désagréable.

Quelques exemples de manifestations :

  • Une pensée,
  • Une voix,
  • Des palpitations,
  • Une transpiration,
  • La fuite,
  • La colère,
  • De l’automutilation,
  • Des désordres alimentaires,
  • Une ou des addictions…

… ceci va générer une grande souffrance intérieure.

Le triangle « infernal » est construit.
Lorsque l’on a conscience de cet engrenage, on peut même se rendre compte que l’on peut fuir certaines situations par peur du ressenti que l’on a déjà vécu.

 

B- Technique de recadrage

 

Faites le protocole avec humour, et vous vous rendrez compte immédiatement de son efficacité. Vous allez parler à votre côté « archaique ». Bravo !

 

 

1- J’apprends à reconnaître les premiers symptômes de la « montée » de la peur. (Nous connaissons, généralement, dans quel contexte cela se produit.)

A ce moment-là, lui parler comme à une personne

 » Tiens, te revoilà ! et ce coup-ci quelle chose horrible peut-il m’arriver… ? ».

 

La stratégie, consiste à la reconnaître et à la libérer. Afin d’être en position dominante et non en victime subissant le dialogue interne de la peur.

Le mental ne conçoit pas la négation. Nier, les symptômes, ne pas en vouloir, n’aura pour effet que de renforcer le ressenti de l’émotion.

Pensez-y : « Ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ».

2 – Cesser immédiatement de faire ce que j’étais en train de faire et qui a généré la peur… Je fais toute autre chose, bonne pour moi, (Ex : Boire un verre d’eau, chanter…) qui me fera changer de contexte. J’occupe le mental à toute autre chose.

3 – Respirer, je m’oblige à me concentrer sur ma respiration. Je prends de profondes inspirations et j’expire fortement. A plusieurs reprises…

4 – Prendre le dessus, je prends du recul par rapport aux messages, pensées… que je peux recevoir ou entendre.

5 – « Parler » plus fort mentalement (au besoin je m’isole). L’important est de redevenir maitre ou maitresse de soi et d’éradiquer la souffrance générée par les pensées envahissantes avec les retombées, des retombées etc…

6 – Méthode

a. Je situe « la voix de la peur, les pensées…»,
b. Les visualiser dans l’espace (devant, sur le côté, à droite. A gauche),

c. Changer la voix, la pensée, la manifestation… de place dans l’espace,
d. Maintenant, j’ « éloigne » la voix ou la pensée…,
e. Je baisse le son de la voix ou de la pensée,
f. J’en change le timbre pour lui donner une voix de dessins animés ou de « bougon »…peut-être …,
g. Assombrir ou éclairer ce qui me fait peur…
h. Je les rends plus petites….
i. Les transforme en nuages, en ballons que je laisse s’envoler…
j. Maintenant, je visualise les pensées comme de petits nuages dans le ciel… se désagrégeant sous l’effet du vent…

Pratiquer cette technique, comme une séance de relaxation, de manière à l’assimiler, à l’intégrer sans avoir besoin d’y réfléchir sur le moment.

De plus, vous saurez que vous avez des outils pour appréhender la situation.

C’est toujours plus rassurant et cela permet d’ancrer en vous une solution, un espoir ! 

Je vous conseille d’accompagner la technique de recadrage par un traitement de fond.

J’ai pu déduire que l’on pouvait relier cette peur à un manque de confiance en soi, à un désir de tout contrôler, à une blessure d’humiliation…

Tout ceci est autant de pistes de compréhension du mécanisme de la peur.

 

C- Les émotions vue par la société

 

1- Les émotions archaïques, ou innées : L’acceptation de la SOUFFRANCE : Peur, Colère, Tristesse

Dans notre société, « la peur féminine » pourrait s’exprimer plus librement que pour un homme qui passerait lui, pour être un « lâche », « une mauviette »… quant à un enfant cela dépendra aussi de son genre ; Plutôt accepter chez les petites filles, plutôt mal venue chez les garçons.
Alors qu’exprimer de la colère pour un homme, même si elle est violente, est bien souvent tolérée par la société et serait même un signe de personnalité, de caractère, de force, de courage, de virilité, … Une femme en colère deviendrait une « hystérique », quant à un enfant il serait « capricieux ».

L’origine géographique détermine aussi l’acceptation ou pas de l’émotion.

Dans certaines situations, la seule émotion que l’on « s’autorise » à éprouver c’est la peur, elle est reptilienne, ancestrale, génétique… tout comme la tristesse.

 

2- Les émotions récentes ou acquises : Joie, bonheur… Chuttt ! Soyez discrets !!!

La joie, le plaisir sont des émotions « récentes ».

L’homme a du mal à les accueillir, à y faire face ou à les exprimer.

                                 Ne dit-on pas « Pour vivre heureux, vivons cachés ».

La société a elle aussi beaucoup de mal à accepter les gens heureux. On cherche « un loup », « Ce n’est pas normal », « Ça ne va pas durer ! », on jalouse, on méprise…

Par conséquent, il est plus facile de se cacher derrière le masque de « la peur » pour se protéger :

           Quelques exemples…                

  • Perdre l’objet de son amour,
  • Ses acquis,
  • Gagner, de réussir,
  • Peur de perdre son emploi…

 

Il faut reconnaître aussi que l’éducation religieuse, nous a imprégné de « sacrifice », de labeur, de tristesse (de nombreux pays on des « pleureuses » pour les obsèques) et non de réussite, ou de croissance.

Que dire de l’ambition ? Encore moins la notion de bonheur, ou de « facilités », de plaisir, de rire, « de joie de vivre »…

 

 

 

Conclusion 

 

Par conséquent, il est très important d’identifier ce qu’il y a derrière LA « peur ». Elle peut cacher l’expression d’une partie de nous, qui nous rendrait vulnérable, pensons-nous, aux yeux des autres.

En essayant de comprendre l’intention positive de la peur (sommet de l’iceberg).
Qui au travers de son message, de ses manifestations, s’est présentée à nous, d’une manière un peu violente, soit ! (Mais peut-être, que nous n’avons pas entendu les messages plus softs !) nous pousse à regarder en nous  afin d’y trouver un sens. Tant que nous refuserons, elle reviendra s’exprimer.

Nous pourrons en apprendre davantage sur notre mode de fonctionnement.

Nous pourrons ainsi déprogrammer des associations qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui, dans notre vie, pour en mettre place de meilleures, qui nous porteront vers notre réussite.

Phrase à méditer 

« Apprendre à se connaître, c’est apprendre à s’aimer »

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Image : chantsspontanés.com, FB.

 

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