Faire des deuils dans notre vie ? Ah bon ? Pourquoi ? Comment ?

Lorsque la souffrance devient inacceptable, que l’on se sent complètement bloqué(e), perdu(e), que l’on développe des comportements d’adaptation, de fuite, d’isolement… Si nous ne sommes plus « nous-mêmes »…

Alors, si l’on s’en aperçoit, l’étincelle du changement a déjà jailli. Il est peut être temps de regarder la situation, sous un nouvel angle.


 

Lorsque l’on parle de « deuils » nous pensons en premier lieu à la perte d’un être cher. Cependant, les deuils sont nombreux et pas toujours faits, ce qui entraine une forme de malaise, de blocage, parfois l’apparition d’émotions, de comportements… 

Faire le deuil d’une situation, implique de la regarder, pas seulement en la  critiquant, ou en la rejetant, mais bel et bien de se l’approprier. S’offrira alors un choix, vivre avec la frustration, la colère, peut-être la tristesse… devenir aigri(e), méchant(e), rancunier(e) ou bien se détacher de la douleur, de la souffrance en les laissant partir…  Débloquer ainsi nos pensées, aller vers un mieux-être, un détachement émotionnel, afin de nous permettre d’avancer.

Que le travail commence !!!

 

Deuils, ou comment revoir ses attentes ?

 

Parce que l’on a imaginé que cela se passerait comme ci ou comme ça…

 

Responsables ?

 

« Le sens de ce que nous communiquons est dans la réponse que nous obtenons« . Chaque personne a « sa carte« , c’est à dire que nous interprétons ce que nous entendons, voyons, vivons, à partir de nos filtres, de nos croyances… (Présupposés de la Programmation Neuro – Linguistique).

Nous sommes responsables, c’est pour cela que l’on peut réfléchir « au pourquoi du comment » si l’effet que nous attendions n’est pas au rendez-vous et ce, concernant nos propres actes.

  • Si, ce que nous avions projeté pour notre avenir ne se réalise pas.
  • Lorsque le destin, nous impose une autre situation.
  • Si notre façon de fonctionner n’est pas efficace.
    • Revoyons à quel moment, dans quelles circonstances ou états d’esprits nous avions fixé nos attentes. 
    • Changeons notre façon de fonctionner ! Arrêtons de faire les choses de la même façon en espérant des résultats différents.

C’est une façon de faire le deuil de « notre toute puissance ». 

Être responsable c’est aussi reconnaitre que l’on peut se tromper, commettre des erreurs. L’important ici est de le reconnaitre et de le dire si cela concerne une relation interpersonnelle. Expliquer qu’elles étaient nos attentes et revenir ensemble dessus. 

 

Coupables ?

 

Je pars du postulat ou nous n’avons pas fait volontairement de mal.

Le moment est venu d’accepter que « tout » ne dépend pas de nous. Faire le deuil c’est accepter de ne pas tout controler. En revanche, cesser de supporter une situation qui fait mal, qu’elle soit choisie ou imposée est de notre responsabilité. Cela pour notre intégrité. 

Il est courant de ressentir de la colère, de la tristesse, un sentiment d’injustice, de l’incompréhension… voir de la culpabilité « C’est de ma faute, si… » hors, pour faire le deuil, c’est à dire pour passer à autre chose, il est nécessaire de faire cesser le babillage mental. De cesser de nourrir des pensées toxiques (avant tout pour notre paix interne et pour l’énergie que nous dégageons autour de nous).

La situation est ce qu’elle est, nous ne pourrons pas la changer. Nous pouvons cependant agir sur notre position de « victime ».

 

Deuils ou comment sortir du rôle de victime ?

 

Aussi étrange que cela paraisse, il est confortable pour beaucoup d’entre nous de rester dans notre zone d’inconfort.

Raconter inlassablement « nos malheurs« , justifier nos situations récurrentes par un  » de toute façon, je n’ai jamais eu de chance… je tombe toujours sur,…« . En fait, que recherchons vraiment ? , inspirer de la compassion ?, attendre que l’on nous apporte une aide extérieure ?, pour certains d’entre nous sortir du deuil impliquerait aussi une très grande PEUR ! et oui la peur de refaire confiance. Peut-être à la vie, aux autres… mais je pense avant tout, la peur de ne pas se faire confiance, à soi. En craignant de ne pas se relever si une nouvelle fois nos attentes étaient déçues. 

A ce stade là, l’inconfort, la rancœur sont beaucoup plus sécurisants et sans surprise que de passer à autre chose. Leur intention positive est de nous protéger contre de nouvelles déceptions. Pouvons vous nous programmer alors pour refaire confiance, nous faire confiance ?

OUIIII Un ÉNORME OUIIII ….

Car faire le deuil c’est aussi, faire le deuil de notre ancien moi, de nos anciennes habitudes, façons de fonctionner…

 

En conclusion des deuils ou comment accepter les changements au cours de notre vie ?

 

Faire le deuil,

Ne pas pardonner forcément. Traverser l’évènement comme si nous passions au travers d’un épais brouillard, en le laissant derrière nous, dans le passé, à sa place. Les souvenirs seront là…, déchargés de leur potentiel émotionnel.

C’est se libérer des pensées, des nôtres et de celles des autres. Se libérer du jugement : De soi et du regard de, ou des autres.

C’est être conscient de ses souffrances, de ses limites et pouvoir apercevoir celles des autres. Comprendre qu’il est nécessaire de  lâcher prise sur les évènements qui ne dépendent pas de nous en reconnaissant que l’on ne peut rien y faire.

Faire le deuil, c’est se relever en  étant plus grand, plus sage, plus expérimenté.

C’est reprendre confiance en soi et en les autres, pour avancer. 

Faire le deuil, enfin c’est accepter le mouvement perpétuel, afin que les choses évoluent, se transforment, meurent et laissent la place à de nouvelles aventures.

 

 

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