Aujourd’hui nous allons parler des vertus du « pardon ».

Le pardon accordé, le pardon demandé, le pardon à soi-même.

Le pardon, c’est un peu comme le lâcher-prise, cela ne veut pas dire « oublié » !


 

Cela veut dire passer à autre chose, en libérant les émotions comme la colère, la rancœur, la tristesse la peine…

Pardonner, c’est s’autoriser à être heureux, c’est se donner le droit de prendre sa vie en main en cessant de donner le pouvoir à l’autre –  en fait, à l’émotion – sur notre bien-être.

C’est décider, que « l’erreur », la notre ou celle d’autrui, est humaine dans toute la profondeur de ce que cela veut dire.

C’est autoriser et s’autoriser le fait d’être « imparfait ».

Et si pardonner c’était se donner la permission de vivre heureux en arrêtant de nous maintenir dans le malheur et l’auto-punition permanente ?

 

Pourquoi relier le « pardon » aux émotions douloureuses ?

 

Parce que si nous regardons nos souffrances, nous pouvons nous rendre compte que c’est géneralement  relié à une « erreur », une « faute », une interprétation, une lacune, un jugement, un manque de…

Que ce soit de notre fait ou de la responsabilité d’autrui.

Je vous donne quelques exemples :

  •  » À cause de ma timidité, j’ai échoué à mon entretien d’embauche…« ,
  •  «  L’infidélité de mon mari/ de ma femme a eu raison de notre couple« ,
  •   » J’ai fait une grosse colère, j’ai dit ou fait des choses « méchantes » je me suis faché(e) avec…« ,
  •   » Je suis toujours dans des rapports de couples compliquésMes parents, ne m’ont pas envoyé l’image que la vie en couple pouvait être agréable,… »,
  •   » C’est à cause des réflexions que j’ai toujours entendu sur mon physique, mes capacités… que je n’ai pas confiance en moi« ….

 

J’ai utilisé des exemples, qui peuvent être transposés à d’autres émotions, comportements, situations…

Alors, depuis tout ce temps, ou plus récemment, nous « subissons »des émotions. Nous sommes « enfermés » dans des pensées limitantes. Ces dernières ont été générées par des situations, des évènements, des personnes, des paroles… qui elles, nous appartiennent, ou pas. 

Sans vouloir éradiquer ou refréner nos émotions, nous allons regarder certains blocages, certaines somatisations…Dans notre vie. Nous allons nous interroger sur l’émotion non reconnue qui nous « bloque » dans le passé. 

Nous allons décider sur quel ressenti nous allons agir afin de nous sentir mieux. Et nous allons laisser partir ce qui ne nous appartient pas.

 

Quelques pistes…

 

En reprenant les exemples ci-dessus :

 

  • « À cause de ma timidité, j’ai échoué à mon entretien d’embauche » :

 

Si je commençais par « me » regarder avec bienveillance.

Accepter, ma timidité, regarder ce qu’elle a fait pour me protéger durant toutes ces années (l’intention positive du comportement), remercier toutes les fois ou elle m’a permis d’être tranquille, pas dérangé…

Pacifier avec elle et lui laisser une place dans ma vie, dans un domaine que je choisis ! 

Tout en décidant de montrer au grand jour, aujourd’hui, mes compétences, mon savoir faire…

Nous allons chercher et utiliser d’autres « alliés émotionnels » internes, acquérir de nouvelles ressources, outils, compétences, savoir faire…qui nous soutiendront, nous donneront confiance en nous et qui répondront à nos besoins d’aujourd’hui !

 

  • « L’infidélité, les conflits… de mon mari/ de ma femme a/ont eu raison de notre couple« 

 

Qu’est ce que je ressens ? Tristesse, colère, abandon, insécurité, peur…

En reconnaissant quelles émotions je ressens, je vais pouvoir m’en occuper et les libérer.

Sur le fait que mon mari/ma femme, m’ait quitté, est ce que je peux agir ? Existent-ils des griefs, des reproches que j’ai entendu, sur lesquels je peux intervenir directement, en ai-je réellement envie ? Puis-je agir et modifier la situation ?

Ressasser, reprocher, accuser… m’apporte-t’il un soulagement ? Est ce que les émotions que je ressens entre en résonnance avec une blessure plus ancienne ? Ou avec, peut-être, une image que je me fais de moi ?

Si toutefois, face aux réponses et aux évènements, je ne peux rien faire ou rien changer ; Pour mon bien-être, je vais accepter cette situation et faire face à mes émotions.

 

 

 

 

En les reconnaissant, je vais prendre du recul par rapport à elles et avoir de la compassion pour moi. Je vais commencer par m’interroger sur les pertes et sur les gains de cette nouvelle situation.

Car le choc passé, une fois que j’aurai pris du recul et que je serai délivré (e) de cette charge émotionnelle douloureuse, je vais pouvoir saisir les opportunités de la situation.

Je n’oublierai jamais, mais je ne serai plus prisonnièr(e) des liens de mon mental.

 

«J’ai fait une grosse colère, j’ai dit ou fait des choses « méchantes », je me suis faché(e) avec…»

 

Parce que la colère, la violence, sont des réponses à des émotions non traitées auparavant, il est possible qu' »exploser » laisse un goût de culpabilité.

Alors, plutôt que de nous « flageller », observons-nous avec compassion.

Nous sommes responsables de la situation et de ses conséquences. Alors, il est important de comprendre quelles émotions sous jacentes sont douloureuses, de manière à ce que la fâcheuse situation ne se reproduise pas.

Reconnaitre des émotions que l’on n’a pas pu exprimer à un moment donné, c’est s’autoriser à les vivre aujourd’hui.

Cela se fera au moment opportun, lorsque nous le déciderons et d’une manière adaptée à ce que nous ressentons.

Nous retrouvons ainsi notre  plein potentiel, et nous cessons à la fois d’être la victime de nos masques et de subir l’explosion de nos émotions.

Je compare souvent cela à une cocotte minute, à force de réfrener nos émotions, la pression monte, monte…, jusqu’au moment ou la vapeur peut faire tout exploser !

Je recommande l’utilisation du «derviche» émotionnel, la Communication Non Violente (CNV) afin de libérer notre pression au fur et à mesure.

 

    • Présenter nos excuses, demander le « pardon »

 

C’est le moment aussi, de faire preuve d’humilité et de présenter nos excuses, de demander que l’on nous accorde le pardon, pour notre comportement.

Le pardon, permet à la personne en face de retrouver sa « dignité » d’être reconnu dans ses blessures. Que celui-ci soit accordé ou pas, il permet à notre comportement d’être face à sa ou ses responsabilités et de prendre des mesures correctrices.

Car si, en effet, reconnaitre ses torts, ne les effacent pas, il permet à la victime de « légitimer » sa douleur et la souffrance ressentie. Cela permet de s’offrir la possibilité de rétablir la communication et le dialogue entre elle et elle, et peut lui ouvrir la porte vers le rétablissement.

En reconnaissant la « partie » ou l’ émotion, blessée chez nous, ou qui n’avait pas pu s’exprimer, nous permettra, à l’avenir, de ne pas reproduire la meme erreur. Cela nous aidera à prendre du recul et ne plus laisser l’émotion nous dominer.

 

«Je suis toujours dans des rapports de couples compliqués…»

 

Il est classique de vouloir rendre  l’autre (les autres) responsable, de nos échecs ou de nos erreurs. Il est vrai, aussi, que nous sommes souvent conditionnés par une éducation, un environnement, une religion…

Cependant, afin de sortir de scénarios répétitifs, il est primordial de vouloir briser le cercle vicieux, afin de mettre en place un cercle vertueux.

Il s’agit, dans l’exemple, de rendre avec bienveillance le comportement de nos parents à nos parents. Le circoncire au contexte de l’époque et à l’environnement. Prendre du recul, en regardant leurs qualités et leurs limites, sans jugement.  

Car, aujourd’hui il s’agit de nous, à notre age, avec notre expérience. Il est grand temps de faire grandir  le petit garçon ou la petite fille intérieure avec une vision réaliste et concrète. C’est à nous d’éprouver de la bienveillance, de déterminer ce que nous souhaitons vivre et de cesser de projeter nos « échecs » en en faisant des croyances limitantes.

 

« C’est à cause des réflexions que j’ai toujours entendu sur mon physique, mes capacités… que je n’ai pas confiance en moi« 

 

A un age, ou nous sommes comme des éponges émotionnelles, on peut se rendre compte des dégâts du jugement négatif !

J’aimerai ici nous ramener à l’effet miroir des émotions des autres, à leurs propres limites et a des jalousies conscientes ou inconscientes.

Car, bien souvent, ils projettent leurs propres peurs, leurs limites ou leurs croyances limitantes… Rien n’est gravé dans le marbre. Ce que nous sommes à un moment, ne nous définit en rien.

Par exemple, un enfant en surpoids, ne fera pas obligatoirement un adulte obèse.  Il est prouvé qu’ un enfant avec des capacités scolaires inférieures à un enfant dit « brillant » fournira davantage de travail et réussira scolairement. Alors que l’enfant « brillant » aura tendance à se reposer sur ses lauriers.

Donc, pas de cases et pas de boule de cristal. Le moment est venu pour nous, de « pardonner » à la bêtise humaine, et de nous regarder sans les filtres de l’enfance et sans le jugement réducteur des autres.

 

En conclusion,

 

Nous aurons compris l’intérêt du pardon pour débloquer notre mental et « avancer ». Grace à la programmation neurolinguistique et à la psycho-énergétique, nous pouvons «nettoyer» d’anciens schémas, patterns…de fonctionnement et programmer de nouveaux comportements, de nouvelles croyances afin de pouvoir tourner la page sur un passé révolu.

Alors, si vous vous sentez «bloqué(e)» dans votre vie, sentimentale, professionnelle, familiale, sociale….commencez par « le grand pardon », pour les autres et pour vous !

Autorisez-vous à vous libérer du poids de vos émotions !

 

 

 

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