Vivre le rejet en cessant de souffrir. Ou comment guérir cette blessure ?

Parce que l’on a tous vécu à un moment donné l’impression d’être rejeté et que l’on a eu mal. Pour certains, cette blessure se réouvre de temps en temps, encore aujourd’hui.

Alors, pour enfin la faire cicatriser, quelques pistes.


 

« Le rejet, ah c’est dur ! » vous diront certains.

Cependant, la bonne nouvelle est que nous pouvons guérir de la souffrance liée au rejet, en conserver le souvenir sous forme de cicatrices, mais que celle-ci ne soit plus douloureuse.

Je me suis inspirée de l’art japonais du « Kinsugi » ou l’art de la résilience pour nous aider à cicatriser en beauté.

La première étape, la plus importante est de comprendre que :

 

Le rejet : C’est « normal » !

 

Oui, être rejeté ou rejeter est normal ! Après c’est une question d’interprétation, d’appropriation qui peut faire la différence entre la souffrance et le « laisser aller ».

Il nous est arrivé à tous de rejeter une situation, une personne, une émotion… Pourquoi ?

  • Parce que ce n’était pas ce que nous cherchions à ce moment là,
  • Afin de nous préserver, nous protéger, parce que nous n’avions pas, tout simplement, envie de conseils, de visites… à ce moment là.

Alors sans en faire une affaire personnelle, nous pouvons admettre, que d’autres personnes n’ont pas « besoin »  ou envie de nous, de notre aide, de nos conseils… À certains moments. 

 

 

Le rejet : Un miroir pour notre manque de confiance en nous

 

Parce que le ressenti de rejet, vient alimenter notre « babillage » mental, je choisis délibérément le terme « babillage » qui ramène à l’enfance ; Nous allons voir de ce côté là, notre enfant intérieur. Il s’est peut-être senti rejeté et a besoin de guérir.

En allant, voir notre enfant intérieur, en lui demandant quels auraient été ses besoins à ce moment là, nous laisserons partir un pans de souffrances.

En lui expliquant, que bien qu’il n’est pas pu à l’époque le comprendre, faute d’avoir pu s’exprimer ou d’avoir été entendu ou compris, il n’est coupable de rien. Ni d’avoir eu des besoins, ni que ceux-ci aient été considérés comme « futiles » ou démesurés.

Aujourd’hui, que nous « tirions » notre ressenti de notre vécu ou de nos projections, déductions…Nous souffrons, c’est évident.

Cette souffrance est bien souvent liée à des attentes non satisfaites.

Que cette souffrance soit liée à ce que l’on a pu nous dire à l’époque, avec des mots qui nous ont blessé ou bien à nos propres interprétations, le moment est venu de nous offrir la possibilité de guérir.

 

Les comportements d’adaptation face au rejet 

 

Ces blessures de rejet, nous ont appris à avoir une sorte de « fuite » par rapport à nos besoins.

  • Nous fuyons les personnes, les situations afin de ne pas être, de nouveau, confrontés à la souffrance. La « peur » d’être à nouveau rejeté, jugé, ostracisé.

Ou bien, c’est la fuite en avant, nous nous « accrochons« , imposons (inconsciemment), afin que nos besoins soient enfin reconnus.

  • Nous nous efforçons de répondre, sans demande particulière de l’entourage, à leurs propres besoins.
  • En revêtant des masques, des comportements, des faux-semblants…Afin de correspondre aux attentes des autres ou à notre désir d’intégrer le groupe, la norme pour nous sentir moins seuls…

Le résultat, est que nous pouvons développer une possessivité excessive, une jalousie maladive, un sentiment d’ingratitude (« Après tout ce que j’ai fait pour elle/lui/eux… »), une certaine tristesse, solitude…,

Tous ces comportements peuvent perturber notre entourage et à terme nous amène à revivre  « toujours » le rejet.

Et aujourd’hui, lorsque nous nous sentons rejetés, c’est la souffrance initiale, qui réapparait.

 

Alors, me direz-vous, comment faire pour s’en sortir ?

 

Le rejet : Des outils pour supprimer la souffrance

 

Aujourd’hui, face à notre ressenti, posons-nous les questions suivantes :

  •  Quel (s) besoin (s) n’est ou ne sont pas entendu(s)? 
  •  Nous sommes nous exprimés clairement ?
  •  Quelles étaient nos attentes ?
  •  Si je cessais d’attendre que l’autre réponde à mes besoins, que se passerait-il ? (pour la reconnaissance de mes besoins et la reconnaissance pour ce que je VEUX faire pour lui)
  •  En m’acceptant tel que je suis et en apprenant à m’aimer suffisamment, cela me permettrait il de cesser d’attendre l’acceptation de l’autre et sa reconnaissance ?

 

Les résultats…

 

Une fois répondu à ces questions, je pourrai lâcher-prise sur ce qui n’a plus lieu d’être dans mon comportement, mes attentes, mes pensées, mon ressenti et ma vie, tout simplement.

Je me rendrai compte aussi que je cesserai de faire, de dire… des choses contraires à mes valeurs, tout ça pour me faire accepter,

Être soi-même, en être fier(e) et gagner en confiance en soi,

Je pourrai apprendre à libérer les liens qui m’attachent au regard, au jugement de l’autre, des autres et aussi, peut-être oser, tourner la page…

 

En conclusion,

 

Les clefs du succès pour guérir de la souffrance du rejet 

  •  Le rejet, c’est normal,
  •  Je ne suis pas coupable,
  •  Je suis responsable,
  •  J’attends que l’on me demande de l’aide,
  •  J’exprime clairement mes attentes,
  •  Je tourne la page…

 

 

 

 

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