Une rupture sentimentale ou familiale, c’est un effondrement. Celui du «Château», du foyer, de la tour, de la lumière du phare à laquelle on se raccrochait, on s’idenfiait…

Aujourd’hui, nous allons parler du jour ou nos rêves, notre idéal, nos projets s’effondrent.

Nous ne comprenons pas pourquoi. Nous avons mis tout notre cœur, notre âme, à tout construire et c’est le chaos.

Plus rien ne va, les limites ne sont pas ou plus respectées, les rôles, les missions, les promesses et les serments ne sont plus tenus…

Notre couple, notre famille… est terminé(e).

 


 

La décision est prise. Que ce soit d’un commun accord ou une mesure prise unilatéralement. La sentence est tombée. C’est la rupture.

Oui, c’est triste, les émotions sont là, elles bouillonnent en nous. Elles faussent notre jugement. Troublent nos pensées, nos certitudes. Tout ceci, nous laissent anéantis.

Alors, quoi faire ? Et comment le faire ? Comment réussir à sortir du chaos, sans trop de bobos.

🤣🤣🤣 Comment dire ? heu…, c’est que…. Enfin, bref !!! 

Et bien ça va faire mal, ça fait mal et, nous ne savons pas combien de temps ça va durer !!! Mais on peut s’en sortir !!! 👍

 


 

Rupture – La situation actuelle

 

Mais… et heureusement il y a un mais ! Il est possible de se «reconstruire», de remettre en place de nouvelles fondations, de nouvelles bases afin de nous retrouver, nous.

  1. En dehors des émotions, du jugement, de la critique, en ayant retrouver notre sérénité.
  2. En étant sorti du «rôle», du masque, d’époux/d’épouse, de père ou de mère.
  3. A pardonner les erreurs, les nôtres et celles de l’autre ou des autres.
  4. Réapprendre à s’accorder de la valeur, du respect, de l’estime.
  5. Réussir à faire le deuil de la famille idéale, avec un conjoint idéal, des enfants parfaits…
  6. À accepter, les choses ou les personnes comme elles sont et non comme nous aurions voulues qu’elles soient.
  7. Apprendre, désormais, à être nous-mêmes, sans masque.
  8. Dire et faire les choses comme nous les ressentons, à poser nos limites et à les faire respecter.

 

Car, si l’on regarde dans le passé, combien de fois avons nous «arrondi» les angles, «enrobé» certaines vérités, afin que personne ne soit blessé ?  

 

La tour s’effondre, la rupture :  c’est moi qui pars !

 

Même si nous sommes à l’initiative de cette décision, elle est arrivée car nous étions dans un état émotionnel intolérable. Il était nécessaire d’y mettre un terme. Si l’élément déclencheur est une nouvelle rencontre, nous allons devoir composer, très certainement, avec de la culpabilité. Sans compter le jugement de l’entourage, les critiques…

  • Ressenti intérieur

Nous vivions des moments très compliqués, dans lesquels nous étions très malheureux/se ! Cette décision, nous y avons maintes fois pensé, pour notre équilibre, notre bien-être. En laissant des chances, des opportunités, en parlant du malaise dans lequel nous étions. Nous n’avons fait que reculer l’échéance.

Et puis pour certains c’est la rencontre, l’oreille attentive… qui nous fait prendre conscience que nous existons. On nous écoute, on nous regarde, on nous admire, on nous respecte, on nous fait des compliments… Et l’on compare avec notre quotidien…

 

La tour s’effondre : C’est l’autre qui part !

 

Que nous n’ayons rien vu venir ou que le climat ait été très lourd. Le choc est là !

C’est la sidération ! Nous pensions que cela pouvait s’arranger, que c’était une mauvaise période… 

Et puis, il y a peut-être un autre ou une autre. C’est la trahison ! L’incompréhension ! Le mensonge, voir de l’humiliation…

  • Ressenti intérieur

Entre stupéfaction et colère, notre cœur balance. L’impression d’avoir «supporté/e» l’insupportable pour rien ! Comme la tour de l’image, notre édifice, s’écroule.

Les questions, nous les posons ou pas, car nous ne croyons pas dans les réponses.

Notre égo souffre. Nous nous interrogeons,  car on ne peut partir «pour rien», c’est à dire sans avoir quelqu’un d’autre. Le «rien», ne peut  rivaliser avec nous, quand même ! 🤣

 

La rupture : Qu’est ce qui fait mal ?

 

Il est clair que la période de douleur, de tristesse, de souffrance, de colère ou pire… a une durée relative pour chacun.

Cependant, afin de sortir du «deuil» il est nécessaire de regarder ce qui fait mal.

D’examiner les émotions ressenties, sont elles adaptées ? De se poser aussi la question des sentiments :  A t’on toujours des sentiments amoureux ou s’agit-il d’une dépendance affective ? Voir article : Dépendance affective ou blessure de l’égo ?

L’autre choix est de rester dans le rôle de «victime». Attirer et retenir l’attention des autres, leur soutien, amical, affectif voir financier. Devenir en quelque sorte «dépendant» social. 

 

Se reconstruire 

 

C’est le moment idéal de faire un bilan sur nous, avec un thérapeute, afin de se faire «aiguiller» sur notre nouveau moi.

Trouver un soutien «neutre» afin de traverser cette épreuve. Il nous conduira à dévoiler notre personnalité actuelle, à nous adapter à ce changement,  à définir de nouveaux objectifs…

Nous pourrons, apprendre à traverser nos émotions avec davantage de sérénité. Comprendre à quelle(s) blessure(s) cette situation nous ramène et la, ou les, guérir. 

Un travail sur notre souffrance nous permettra de savoir aussi, qui est le plus concerné : Notre cœur ou notre tête ? Est ce qu’elle est liée réellement à nos sentiments ou à nos croyances, à notre éducation, notre égo…

Nous avions des attentes sur notre vie de couple, de famille, en quoi étaient-elles légitimes et en quoi étaient-elles «surréalistes» ?

Voir l’article : Les attentes, source de déceptions ?

 

Après une rupture, il y a souvent de la culpabilité. On se remet en question, on s’estime, ou on nous accuse, d’égoïsme. On peut aller jusqu’à s’interdire un nouveau bonheur, par manque d’estime de soi.

Alors, si nous en profitions pour revoir la notion d’égoísme et aussi celle de sacrifice.

Profitons-en pour revoir les valeurs auxquelles nous sommes «attachés/es» aujourd’hui.

Sont elles «saines» ou toxiques ? Définissons celles qui nous sont indispensables.

 

Et après ?

 

Après une période de «destruction», s’en suit une période de reconstruction, la nôtre.

Alors, oui certaines illusions, certains amis, peut-être un certain confort matériel, vont partir et ce sera douloureux.

Toutefois, cela nous permettra, de connaitre nos relations vraies et sincères, nos sentiments et nos attachements.

Cette souffrance donnera naissance aussi à un nouveau regard sur les choses, les gens, sur nous mêmes.

Nous pourrons nous surprendre avec notre force, notre courage, notre détermination. Nous aurons travaillé notre confiance en nous, nous nous serons pardonnés et aurons «pardonné» à l’autre.

En étant notre meilleur allié, nous aurons compris qu’il est inutile d’aller chercher à l’extérieur, ce que nous avons à l’intérieur. 

 

Les pertes…

 

  • La perte est relative. Sur le moment, nous pensons avoir tout perdu.

Mais qu’avons nous perdu réellement ? Aujourd’hui, aurions nous «construit» avec cette personne là ?

Notre questionnement nous aura permis de clarifier pas mal d’interrogations et de nous ouvrir les yeux sur la réalité.

Alors, oui, il y a des pertes, des dommages collatéraux. Mais, ces pertes ne doivent être ni un frein à l’épanouissement de soi  ni un révélateur de comportements inadaptés ou d’attitude négative ou limitante.

Il y a aussi des manques «insupportables», tellement insupportables qu’ils en sont irrationnels. Je pèse mes mots, irrationnels dans la souffrance et dans leur réalité. Ceux sont des «manques», des douleurs, sans aucune logique, ni raison d’être, car lorsque, l’on oppose leur contraire, nous n’ avons même pas envie que la relation revienne.

Les choses, les personnes ne nous «appartiennent» pas. Il est inutile de vouloir les contrôler, les changer. Inutile, aussi, d’être aigri/e, désabusé/e, vengeur/se ou haineux/se.

  • En revanche, qu’avons-nous gagné ? Regardons le verre à moitié plein ! Faisons l’inventaire.

 

La rupture, en conclusion

 

Pour se reconstruire il est nécessaire de lâcher les émotions négatives, les pensées limitantes. De se «détacher» des biens, des personnes, des attentes, afin de pouvoir apprécier les moments de bonheur lorsqu’ils se présentent.

Cesser de nous identifier à nos avoirs ou à nos manques.

Il est important de se redéfinir, de redéfinir notre nouveau cadre d’évolution.

Nous en serons les créateurs, les utilisateurs faisons en sorte qu’ils correspondent à la personne que nous sommes actuellement.

Autorisons le soleil à entrer de nouveau dans nos vies !!!

 

 

 

 

 

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