Ce matin, j’ai lu un article sur les ravages du sucre sur la santé et par quoi le remplacer pour « lutter » contre l’addiction !

Je ne pense pas que nous soyons efficaces dans le « combat » ou dans la résistance, on s’épuise forcément sur le long terme.

En revanche, je suis convaincue que plutôt que de chercher par quoi remplacer le sucre, il est important de connaitre les causes de l’addiction. Quant aux conséquences d’une consommation excessive de sucre, nous les connaissons :


 

  • Des pathologies diverses :
    • De l’obésité,
    • Hypertension,
    • Un risque d’AVC, … 

 

Ou  trouve t’on  le sucre ?

 

Nous pouvons le consommer sous forme de sucres rapides, de « bonbons », ou bien sous forme de pâtisseries industrielles ou maison, « en-cas », céréales, desserts, des sucres lents (pâtes, pains…), boissons chaudes, sodas, sirop, boissons alcoolisées…

 

Quelles sont les intentions positives lors de la prise de sucre ?

 

Que ce soit pour l’intention positive d’encouragement, de félicitations et aussi pour nous consoler, nous rassurer, nous apporter un ressenti de sécurité, de douceur, d’amour,… sans oublier, son effet « béquille » pour lutter contre le stress, la solitude, l’abandon, le rejet, …

Notre « lien » au sucre est pernicieux. Il s’est tissé dès notre petite enfance et nous savons aujourd’hui que nous pouvons y trouver « TOUT » ce dont nous avons besoin !!! (Rires jaunes)

Sa consommation sous quelques formes que ce soit peut nous conduire à de la compulsion, de l’addiction, entrainant culpabilité, honte, mauvaise estime de soi, de notre corps…

Que même avec la plus grande des motivations et avec la connaissance de tous ses effets délétères sur notre santé, il nous est très difficile de « lutter » et nous rechutons régulièrement.

La résistance, la lutte, le sevrage ne conduisent donc pas à l’abstinence ?!

C’est évident, que non !!!

Alors, aujourd’hui, ou certains rayons de magasins sont vides, je m’interroge sur le recours  au « frigo » ou aux placards pour calmer nos inquiétudes.

 

 

 

Comment dépasser « la peur » ou les peurs derrière cette consommation « stockée » ?

Alors, où trouver ? Quand ? Comment ? L’intention positive supérieure à notre trouble du comportement alimentaire ?

Afin d’y parvenir, commençons par savoir ou tout à commencer….

 

Sortir de la compulsion, accueillir l’émotion 

 

Il était une fois…

 

La petite enfance,

  • « Ou l’on m’a donné un « bonbon » parce que j’étais tombé (e) et que j’avais mal », je souffrais physiquement,
  •  » J’ai reçu un bonbon parce que j’avais une raison de pleurer et on m’a fait « taire » », je souffrais mentalement,
  •  « Si tu es sage dans le magasin, tu auras des bonbons« , chantage affectif,
  •  « Lorsque j’étais en colonie de vacances, je recevais des « colis » de friandises, ma famille me manquait, je me sentais moins seul(e) », abandon
  •  J’ai fêté mon anniversaire, il y avait pleins de sucreries, tous mes amis étaient contents, reconnaissance sociale,
  •  J’étais le (la) premier(e) de la classe, j’ai reçu (e) des sucreries, récompense

Puis l’adolescence…

  •  « J’ai apporté des sucreries au collège, les autres m’ont élu chef de classe », chantage affectif,
  •  « Les bonbons, c’est plus pour moi, je suis un chef, je bois de l’alcool », croyances limitantes,
  •  » A l’armée, la marine, au front… j’ai fait comme les autres, j’ai bu… », identification au groupe, courage,
  •  « J’étais interne, étudiant, loin de ma famille…,  j’avais mes gâteaux, mes sucreries, j’étais comme à la maison« , souffrance mentale,

Dans la vie professionnelle, familiale…

  • Un premier « job » la peur, le stress, on grignote et ça va mieux,
  •  Un deuil, une séparation, on « boit un coup », on mange du chocolat… et ça va mieux,
  •  Des inquiétudes sur l’avenir, les finances, le travail, le couple, la famille, on fait de l’hyperphagie, on mange des produits sucré, on boit…
  •  On « peut » bien se fait plaisir, après les courses, les disputes, les conflits…
  •  Une petite faiblesse et « un mars et ça repart »…

 

Ce sont quelques uns des exemples ou le recours au « sucre » « fait du bien ». Ou l’apport de sucre sert à calmer une souffrance, créer du lien, apporter de la reconnaissance, de l’estime de soi, de la confiance en soi, du courage, il deshinnibe, il fait, il sert à « oublier » le problème. On « prend » sur nous au propre comme au figuré.

Cela nous permet d’atténuer le sentiment de solitude, d’abandon. Nous épargne du rejet…

C’est donc ici, que l’habitude, le réflexe « qui fait du bien » s’installe, s’ancre.

C’est un recours mis en place  par notre entourage ou par nous-mêmes afin de nous aider à « vivre » des émotions très fortes. Nous avons identifier le ou les bénefices secondaires du recours au « sucre » !

 

Aujourd’hui, quelles peuvent être les émotions ressenties ?

 

L’actualité, nous fait envisager une certaine peur de manquer.

Cependant, le trouble que nous avons ne date pas d’hier.

Le recours au sucre ou à l’hyperphagie (manger de manière très importante, pendant et/ou après les repas) dans le but de calmer un état d’anxiété, de combler un vide affectif ou psychologique, un état dépressif, un sentiment de culpabilité mais aussi à nous aider à gérer nos succès, réussites, bonheurs car oui, il y a des personnes qui n’arrivent pas à vivre des moments de bonheur sans un recours à une récompense, pour elle et dans leurs rapports aux autres… 

Ça soulage, ça aide oui mais… Momentanément !

Bien que les conséquences de l’abus de « sucre » soient bien souvent, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète, le cholestérol, l’ alcoolisme… Celles-ci ne sont pas suffisantes pour nous faire arrêter.

 

Comment arrêter ? Quelques pistes…

 

Mode opératoire 

 

La première chose est de reprendre la maitrise de sa vie par des actes et des pensées CONSCIENTS.

  • Reconnaitre avoir un rapport conflictuel avec l’aliment en question, au lieu d’être en conflit avec soi-même pour régler le rapport.

 

C’est à ce stade que le recours à un thérapeute spécialisé en thérapies comportementales et cognitives peut nous être d’une grande aide et d’un grand soutien.

 

C’est à dire, que par son questionnement il nous permettra :

  •  D’observer consciemment ce qui nous pousse à y avoir recours (l’élément déclencheur) :
    • L’heure,
    • Le lieu,
    • La faim,
    • L’habitude,
    • Une réflexion,
    • Une émotion ( la peur, la tristesse, la colère, la rancoeur, la joie…),
    • Notre rapport aux autres,
    •  Un manque, un vide…
    • L’insécurité,
    • Le désœuvrement,
    • La solitude…

 

  •  D’analyser sans jugement et après coût, comment nous nous sentons ?
    •  Malgré le soulagement fugace, bien souvent on se sent pire après et la situation n’a pas changé,
    •  Revenir sur l’élément déclencheur, sur l’émotion, qui a entrainé l’acte.

 

En effet, il nous permettra de décortiquer quel ressenti à déclencher le comportement à modifier.

  • Par un travail avec notre inconscient, il nous permettra de trouver d’autres comportements à installer afin de faire face à notre ressenti de manière efficace.
  • Nous pourrons trouver quelle(s) motivations sont efficaces pour nous mêmes.
  • En mettant des mots sur nos maux, plutot que de les manger ou de les boire.
  • Faire la paix avec nos émotions plutôt que de les étouffer, les ravaler…
  • Nous nous détacherons, nous dissocierons de la souffrance émotionnelle, pour regarder la ou les situations et prendre des mesures adaptées. La fuite, c’est terminé !

Nous avons vu que la consommation de sucre, ne changeait en aucun cas la situation,  mais pouvait changer notre ressenti sur la situation.

En revanche, nous savons que notre ressenti et l’image de nous-mêmes en étaient fortement affectés, après !

Alors, essayons donc une autre méthode pour changer notre comportement et notre ressenti !

 

Nouvelle méthode : Les bénéfices

 

Avec l’aide d’un thérapeute, nous expérimenterons :

  • Une meilleure connaissance de nous-mêmes, 
  • La fierté d’avoir écouté et surtout entendu nos émotions.
  • En leur permettant d’exister, elles cesseront de nous dominer,
  •  La possibilité de reconnaitre dans le futur instantanément nos émotions et ce qu’elles déclenchent en nous,
  • L’apprentissage à  dire NON à certaines situations, personnes…

 

 

En conclusion le sucre, le faux-ami

 

Se libérer d’un comportement ou d’une addiction  comme celle au « sucre », c’est arriver à se faire confiance en s’accordant le pouvoir de sortir de toutes les situations. À être nous-mêmes, à éprouver des émotions, à les vivre, à être humain !

Être convaincus que nous pouvons être enfin des adultes. C’est s’autoriser à ressentir le bien comme le moins bien. Pouvoir être acceptés comme tels et cesser de croire que ce sont nos comportements qui nous rendent acceptables ou nous « protègent ».

Dorénavant, le regard, les propos des autres perdent leur côté condamnant, blessant, voir « assassin ». Nous avons appris que leurs mots n’étaient que le miroir de leur propre ressenti et ne nous qualifiaient en rien. Nous avons repris en main notre propre pilotage.

Se libérer du sucre, c’est vivre pleinement sa vie, c’est devenir actif en cessant d’être une victime. En nous libérant, nous nous libérons de la résistance, de « l’obligation de… » et de la manipulation. Nous profitons des moments de plaisir, en nous les autorisant, en les appréciant.

Avec cette libération, nous nous allégeons au propre comme au figuré du « poids » et de nos croyances, désormais obsolètes. 

Il est important pour réussir, d’affronter notre part d’ombre, d’être lucide de se connaitre et se reconnaitre tel que l’on est. La dépendance est le sommet de l’iceberg, il est nécessaire de faire la paix avec soi, de se vouloir du bien, de se donner de la valeur, de s’accorder le droit de parler et celui d’être ecouté. De savoir, que nous avons les solutions à l’intérieur de nous afin de combler nos « manques ».

Cette réussite nous fera prendre conscience qu’il est inutile d’espérer qu’un « remplissage » extérieur sera LA solution à notre problèmatique. Bien au contraire, nous aurons à l’arrivée davantage de problématiques (1+1+1…)

 

La libération des chaines…

 

 

 

 

Une fois trouvées nos propres motivations, les bénéfices principaux et secondaires apparaissent. L’arrêt devient évident, simple. Aucune résistance, lutte, privation ni obligation., le choix est clair, fluide et durable.

Bon courage et laissez-moi vos commentaires…. A bientôt

 

 

 

 

 

 

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