Les « TCA » ou troubles du comportement alimentaire touchent aujourd’hui les jeunes, les femmes et les hommes. Il y avait 2 familles de troubles alimentaires : La boulimie et l’anorexie.

Depuis le XX Siècle, on peut voir apparaitre de nouveaux troubles du comportement alimentaire.


 

Le trouble du comportement alimentaire n’est pas considéré comme une addiction.

Il n’y a pas dépendance à un produit psycho-actif.

Je pense, toutefois, que l’on est dans un système de dépendance souffrance/récompense « neuro-affective » voir « psycho affective ». (Nous allons voir plus loin que même si la « récompense » est destructrice, il y a une intention positive derrière le comportement).

 

 

Définitions 

 

Trouble : Il s’agit d’un mal-être (un mal à être),

Comportemental : Une réponse comportementale est apportée à un ressenti émotionnel « dérangeant ».

Alimentaire : Le comportement est un rapport à la nourriture différent de l’environnement commun.

 

Il existe :

 

  • L’anorexie mentale restrictive :  Appétit conservé et refus mental de s’alimenter. 
    • Critère « général » de corpulence  : Très maigre

 

  • Anorexie mentale/Boulimie : Alternance de période de restrictions alimentaires et de crise de boulimie.
    • Critère « général » de corpulence : Moins maigre

 

  • La boulimie : Prise importante de nourriture avec comportements compensatoires (vomissements, laxatifs…).
    • Critère « général » de corpulence : Standard

 

  • Les compulsions alimentaires, frénésie alimentaire ou hyperphagie : Prise importante de nourriture sans comportements compensatoires.
    • Critère « général » de corpulence : Obésité

 

  • Grignotage pathologique : d’aliments « prêts à l’emploi ».
    • Critère « général » de corpulence : Standard à corpulent

 

  • Ruminations ou mérycisme : Faire remonter les aliments (Ce n’est ni un reflux, ni un vomissement)
    • Critère « général » de corpulence : Standard à maigre (Signes de Anorexie/boulimie).

 

  • Orthorexie : Comportement obsessionnel de manger « bien » sainement et de rejeter systématique la « malbouffe ».

 

Origine

 

Les facteurs générateurs des troubles du comportement alimentaire sont multiples et toujours non définis :

  • Environnement familial avec des addictions,
  • Le nourrisson a ressenti un manque ou une mauvaise « connection » avec sa maman, 
  • Traumatisme,
  • Mais aussi la société de consommation qui a mis à notre disposition de la nourriture « ou je veux et quand je veux ». La multitude des informations désignant les aliments « dangereux » pour notre santé, nous faisant craindre le pire, le culte de la minceur…

 

En pratique ?

 

  • La première des choses est de reconnaitre que l’on a un problème avec l’alimentation. L’entourage est généralement, notre premier avertissement. Il nous en informe, parfois, en utilisant des moyens un peu brutaux, en nous imposant des contraintes ou des obligations.

 

  • Mais si toutefois, grâce à de nombreuses ruses et de camouflages, nous réussissons à le lui cacher :

 

  • Est ce  « normal » de vivre avec un sentiment de honte après avoir mangé ?
  • Trouvez-vous commun de se relever la nuit pour manger ?
  • De culpabiliser par la suite et de vous « punir » en étant hyper-actif/ve  que ce soit par le sport ou par une activité ménagère…
  • Comment se fait il que l’on refuse de diner chez des amis, parce que l’on sait que la nourriture n’est pas « bio » ?
  • Mentez-vous à la caissière du supermarché sur le destinataire des sucreries que l’on achète en quantités astronomiques ?
  • A chaque fois que vous avez un repas avec des amis, de la famille, des collègues, des clients, mangez-vous en quantité gargantuesque ?
  • Vous avez pris du poids ces dernières années,
  • Vous buvez de l’eau chaude toute la journée, vous avez toujours froid, vous n’avez plus vos règles ?…

 

Peut-être ? Vous ? Une personne dans votre entourage ?

 

  • Souffrez-vous d’un malaise général ?
  • Votre image ne vous plait pas ou vous pensez qu’elle ne plait pas à votre entourage,
  • Peurs, angoisse, anxiété, honte sont vos meilleures amies,
  • Vous avez des pensées obsessionnelles,
  • Êtes-vous perfectionniste ?, essayez-vous de tout maitriser, de tout contrôler ?…
  • Vous avez des difficultés à exprimer et à « gérer » vos émotions,
  • Vous ne vous sentez pas à la hauteur, vous vous sentez illégitime,
  • Doutez de vos compétences,
  • Vous ne voulez pas décevoir, vous avez des responsabilités,
  • Des difficultés à lâcher prise…

 

Vous, ou la personne dans votre entourage, a pris la décision de sortir du TCA et de mettre un terme à ses souffrances.

C’est le premier pas le plus important à franchir. Car même si vous, ou elle, doutez de la réussite du résultat, l’étincelle du changement a eu lieu.

Il est normal de douter. Surtout si l’on a essayé différentes techniques pour arrêter sans succès.

Il s’agit maintenant de faire confiance : À soi et au thérapeute.

L’échec n’existe pas, il y a des essais, des moments et lorsque tout se conjugue, on y va !

 

 

Les outils pour nous aider à gérer les « TCA »

 

Que le trouble du comportement alimentaire (TCA) se présente sous la forme d’une restriction ou d’un abus alimentaire, je vous propose,grâce à la Programmation Neuro Linguistique et à l’hypnose régressive, de :

  • Revisiter le passé et vos premières impressions, sensations voir souffrances.
  • Faire le deuil de certaines de vos fondations obsolètes et d’en bâtir de nouvelles plus saines.
  • Entendre toutes les « parties » en présence, lors et après la crise.
  • Observer les pensées et écouter leur discours afin  d’en retirer leur pouvoir destructeur.  Se dissocier de leur impact, ne plus les croire.
  • Faire un travail sur votre lutte intérieure perpétuelle plaisir/culpabilité, sans juger en accueillant les messages.
  • Trouver l’intention positive derrière le ou les troubles du comportement alimentaire.
  • Reconnaitre que le comportement que vous aviez adopté était le meilleur que vous puissiez trouver à ce moment là et que vous êtes, désormais, prêt(e) à en trouver de meilleurs pour vous.

 

Parallèlement à cela nous travaillerons ensemble à la construction :

 

  • De votre nouvelle image : Ce que vous souhaitez devenir, de manière réaliste et réalisable par étape, sereinement.

 

  • Votre confiance en vous et votre estime de vous. En bâtissant maintenant des ponts vers les autres et en faisant céder les murs que vous aviez dressé, qui vous ont isolé depuis trop longtemps.

 

  • A l’acquisition de votre autonomie émotionnelle, à la reconnaissance de votre sensibilité, de votre unicité.

 

  • Nous partirons à la rencontre de votre enfant intérieur, écouterons ces blessures pour les réparer.

 

Vous allez apprendre à reconnaitre et  à exprimer vos émotions  au bon moment, en utilisant  les bons mots.

En apprivoisant, désormais, vos émotions au lieu de les fuir ou de les anesthésier (en vous réfugiant dans la nourriture ou dans le contrôle).

Nous ferons émerger de nouveaux comportements, bons pour vous, en vue de satisfaire les intentions positives.

 

A terme…

 

Fini les croyances limitantes, vos perceptions erronées sur vous et sur les autres.
Vous allez faire la paix avec vous-même et avec votre passé.
En modifiant votre vision du monde,vous vous accorderez la permission de commettre des erreurs et d’en tirer des enseignements.
Cela vous permettra aussi de comprendre et d’admettre les erreurs des autres.
Vous accepterez de lâcher-prise sur ce qui ne dépend pas de vous afin d’éliminer les blocages.

Tout ceci se fera, pas à pas, à votre rythme. Vous allez définir un nouveau cadre, vous investir dans de nouveaux projets, objectifs, les vôtres.


Tout en ayant suffisamment confiance en vous et en votre capacité d’adaptation.

 

En conclusion

 

En complément d’un suivi médical, la PNL et l’hypnose vont apporter de nouveaux outils de représentation à la personne souffrant de TCA.

Cela lui permettra d’ identifier le ressenti qu’elle a par rapport à un évènement ou une situation.
Elle pourra en modifier la perception pour adopter un nouveau comportement « bon » et constructif pour elle.

 

Selon un article du Figaro :

Concernant l’hyperphagie boulimique, la proportion d’hommes et de femmes diagnostiqués est quasiment équivalente. Et ces chiffres pourraient être en dessous de la réalité. «Il y a probablement une sous-estimation d’hommes qui présentent un TCA», souligne Sophie Criquillon.

Et pour cause: «les femmes consultent plus facilement que les hommes en cas de problèmes psychologiques», précise la psychiatre.  

Par Sarah Terrien Mis à jour le 28/06/2018 à 15:32 Publié le 25/06/2018
Sophie Criquillon, psychiatre

 

Aides et Soutien

 

  • Le Professeur Rigaud est nutritionniste au CHU de Dijon et, parmi les désordres alimentaires (TCA) qu’il observe et qu’il traite, il réserve une place particulière à la boulimie, cette compulsion alimentaire sans sensation de faim. Il en parle en détails avec Dijon Santé. (You tube)

 

 

 

  • Association « Autrement »: http://www.anorexie-et-boulimie.fr
  • Thérapies comportementales et cognitives : PNL, hypnose, EMDR, sophrologie

 

Article dossier : « Traiter les phobies avec la PNL et l’hypnose« 

 

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