Aujourd’hui, je vais vous parler de tourner la page. C’est une problématique récurrente, mais qui « pourrit » pas mal les esprits et les actions.

En effet, après une situation douloureuse ou l’on a subi des blessures « morales », un sentiment d’injustice…, nous avons tendance à ressasser, à accuser, à généraliser, à en parler sans cesse.


 

L’évènement du début se met à prendre toute la place dans notre vie, notre tête. Nous le nourrissons de notre négativité.

J’ai lu dernièrement que le seul être vivant qui ressassait ou qui craignait de revivre une situation ou une émotion, était l’être humain.

Alors peut-on s’inspirer de la nature pour aller mieux ? Certains me répondraient  « Oui et ce n’est pas nouveau comme concept ! ».

La nature est une source d’inspiration, de découvertes, de calme, de repos de sérénité…

Mais pour l’instant quelques pistes pour vous aider ( N’hésitez pas, d’ailleurs,  à aller respirer et observer en forêt).

 

Tourner la page…

 

Face aux différentes pensées qui nous ramènent à une situation désagréable que ce soit :

  • Une séparation mal vécue,
  • Un évènement désagréable voir traumatique, 
  • Une promotion qui nous passe sous le nez,
  • Un match que l’on a perdu…

 

On cherche un coupable, un responsable puis on rumine, on fabrique de la négativité, on juge, on fait, ou se fait des reproches.

Ou bien on culpabilise et on renforce notre mauvaise estime de nous.

Il est plus simple de trouver un lampiste plutôt que de se remettre en question « positivement ».

Hors, le fait de ruminer  ne résoudra , ni ne changera la situation. Cela ne renforcera que notre côté « victime/coupable ».

Alors, je tourne la page maintenant ?

  • Avons-nous décidé de tourner la page, vraiment ? Afin de reprendre le cours de notre vie, d’avancer et de cesser de vivre dans le passé.
  • Ou alors : Toujours la tête dans le guidon, nous ne sommes pas encore prêt à cela. Les autres ne le comprennent pas forcément, et alors ? C’est notre ressenti, notre chemin. Nous sommes  peut-être beaucoup plus proche de la « fin de la page » que nous ne le pensons. Nous nous trouvons en maturation. La prise de conscience a eu lieu, nous ne sommes tout simplement pas prêt pour le moment.

Sachez toutefois que ce sera à vous d’initier le changement, il n’aura pas lieu de lui-même.

 

 

Action…

 

1- L’acceptation et oui toujours elle… « C’est fini !…, On n’a pas eu notre promotion, on a perdu le match… » Pas uniquement les mots mais la prise de conscience, la réalité.

2- Regarder la situation et la séparer de la charge émotionnelle.

C’est à dire sans jugement. Les séparer visuellement. D’un côté l’évènement de l’autre l’émotion (Par exemple, en disposer un sur chaque main).

En regardant l’évènement tel qu’il est, en le replaçant dans son contexte, dans son époque, sans sa charge émotionnelle.

Dès lors, il devient quasiment insignifiant, il faut le vivre pour le croire. Alors, on peut plus facilement l’accepter.

3 – Puis, ce sera le moment de s’occuper  de l’émotion.

Identifier la principale émotion et pas forcément celle qui apparait en premier. Il nous faudra peut-être  « gratter » un peu. Car notre éducation ne nous a peut-être pas autorisé à manifester notre premier ressenti, car ce n’était peut-être pas convenable, pas adapté…. Donc en la reconnaissant, nous ressentirons déjà  un grand soulagement. En fait, on se dissocie d’elle, elle ne fait plus partie de nous, nous l’avons éloigné pour l’observer.

Puis nous l’accueillerons, la vivrons, si c’est possible, sur le moment.

Si non, nous l’écouterons plus tard.

En tout cas elle aura été reconnu, entendue et perdra en intensité douloureuse.

 

Le résultat 

 

Vous voyez ainsi nous redevenons maitre ou maitresse de la situation.

Cela nous permet de prendre des mesures et ainsi de pouvoir changer notre état interne.

De mener des actions, d’entreprendre des changements.

En acceptant l’évènement comme passé, en ayant pris des mesures afin de ne plus revivre d’expériences désagréables similaires et en ayant  identifié l’émotion. On leur a accordé, en fait une légitimité, avec notre ressenti. Nous cessons alors de les nier, de les refouler. Car pensez-y : « Ce qui s’exprime pas, s’imprime« .

On peut, désormais, les ranger, tout simplement, dans le « classeur des souvenirs » et tourner la page réellement.

Nous quittons l’emprise de nos pensées,  le reproche perpétuel, le désir de vengeance, la négativité.

Je ne pardonne pas, ni ne subis pour autant. Je redeviens acteur de ma vie.

 

Conclusion 

 

Désormais, 

On a compris qu’il est certain que l’on ne peut agir sur l’évènement aussi dramatique, brutal, injuste… qu’il est était !

Nous ne pouvons, non plus, reprocher « ad eternam » à l’autre d’avoir failli au risque de voir notre vie bloquée, arrêtée, à un autre moment, à une autre époque, lors d’une autre vie…

En revanche, nous pouvons cesser de faire perdurer, en en parlant ou en y pensant une situation perdue avec des « Oui, mais avant, c’était comme ci ou comme ça, j’avais une maison comme ça, des revenus, j’aurai du, il/aurait du ou n’aurait pas du… » Nous arrêtons aussi d’amplifier nos différents malaises ou nos émotions.

  • En acceptant de tourner la page, je me libère. Je cesse de donner un pouvoir illusoire à mes pensées.
  • Je reprends le pouvoir aux autres, sur ma vie.
  • J’ai cessé de croire que le passé détermine l’avenir.

 

Métaphore

 

En acceptant de tourner la page je vis au présent. Je reviens aussi à la nature et au cycle des saisons. Tout change, évolue se modifie, se fortifie et meurt dans la nature. S’accrocher à la douleur, à la peine, à la rancœur, c’est comme d’imaginer une branche d’arbre qui retiendrait une feuille à l’automne ?!

Elle sait que dès le printemps suivant une autre poussera, qu’elle la nourrira avec sa sève, puis cette dernière s’envolera à nouveau… La branche elle, aura grandi, ce sera peut-être ramifiée, aura vu les racines de son tronc s’ancrer davantage pour devenir encore plus solide durant cette année.

Donc, feuille que vous êtes ne vous accrochez pas à la branche, suivez le vent, plantez votre graine et enracinez vous dans un sol fertile et irrigué. Développez vos racines, nourrissez les autres habitants de la forêt, protégez les avec vos branches, permettez leur de se reposer à l’ombre de vos feuilles. Grandissez grâce au soleil et soyez fier de votre présence et de votre connexion à la nature, aux autres et à vous-mêmes.

 

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